Le blog dAdrien

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Bohemian Rhapsody

Malgré un début un peu compliqué du à un manque flagrant de subtilité, Bohemian Rhapsody s'en sort de mieux en mieux pour nous emmener sur une fin explosive qui ravira tous les fans du groupe.

 

Le début du film enchaîne clins d'oeils poussés et mécaniques grossières, montrant de vraies faiblesses d'écriture, parfois même de jeu, et donnant un tout plutôt maladroit qui saura néanmoins s'affiner petit à petit.

 

Le film reste à la surface des choses et fait abstraction de beaucoup d'autres, et même s'il paraît difficile de tout raconter en un film, il aurait peut-être été préférable de moins s'attarder sur certaines intrigues ou relations pour faire le tour de certaines autres oubliées dans le film. Même s'il s'agit sans doute là plus d'un choix que d'un oubli.

 

Produit en partie par Brian May et Roger Taylor, il était légitime de douter sur le parti pris du film, et même si le tout reste assez lisse, on notera que le long-métrage ne fait pas que l'éloge de Freddie Mercury, nous montrant le chanteur autant dans son génie que dans ses excès, oscillant bien souvent entre orgueil et égoïsme.

 

Pour finir, Rami Malek s'en sort plus que bien dans le rôle d'un Freddie Mercury mal dans sa peau avant de clôturer le film avec un certain concert du Live Aid, retourné pour notre plus grand plaisir et qui saura convaincre tout le monde par son efficacité, étant sans aucun doute le point culminant du film. Une fin qui laisse donc le spectateur sur une note positive, malgré les quelques faux pas qu'a pu faire le film auparavant.

 

On retiendra également la phrase : "Bohemian Rhapsody ne sera jamais le genre de chansons que les ados écouteront en voiture."

Réplique prononcée par un certain... Mike Myers.

 

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04/11/2018
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Jean-Christophe & Winnie

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Certaines personnes risquent d'être surprises par l'ambiance de ce film, qui s'y on n'y jette qu'un rapide coup d'oeil semble être un film pour enfants, comme tout bon Winnie l'ourson.

Mais sans être un film pour adulte, ce film profondément familial s'adresse avant tout à ceux qui ont grandi avec Winnie. Le premier long-métrage datant de 1977, plusieurs générations peuvent donc s'y retrouver avec la même émotion.

Car "émotion" est bien le mot qui caractérise ce film. Disney nous offre ici un long-métrage rempli de poésie et empli d'une nostalgie qui fera couler une larme à tous les spectateurs qui retrouvent leurs vieux amis en même temps que Jean-Christophe.

Sans être aussi extravaguant (même l'inverse), Jean-Christophe et Winnie nous rappelle Hook à bien des égards : Le garçon qui grandit, devient adulte et oublie l'enfant qu'il a été, devenant trop sérieux et délaissant même sa famille pour son travail.

La comparaison s'arrête ici, mais on remarque donc qu'il s'agit finalement du même exercice de style sur des univers différents.

 

Ici, l'approche est loin d'être aussi dynamique et entraînante que Hook, mais bien plus mélancolique et certainement tout aussi poétique, à sa manière.

Une mélancolie qui ne quitte jamais le film, ni même les personnages, notamment les peluches nostalgiques d'une époque où Jean-Christophe venait jouer avec eux.

Au final, tout l'ensemble peut sembler un peu triste et morose, ce qui peut paraître comme un défaut mais si vous demandez à Bourriquet, vous saurez alors trouver de la beauté là où il y a parfois de la tristesse.

C'est là que se distingue le film d'un Disney classique. Plus sombre, plus osé finalement, puisqu'on aurait pu avoir le droit à une autre aventure de Winnie et ses amis telle qu'on les connait, Disney prend ici le parti de s'adresser non pas aux enfants, du moins pas directement, mais aux enfants qu'ont été ces jeunes adultes que nous sommes pour qui le film résonne plus que pour n'importe quelle autre personne qui y verra un film familial parmi d'autres.

 

Jean-Christophe & Winnie : Photo

 

Tous les avis sont subjectifs, et le mien l'est encore davantage puisque je peux difficilement être plus la cible du film : j'ai grandi avec Winnie sans doute plus que n'importe qui, et j'ai toujours une part de moi qui n'a jamais vraiment grandi et qui a une très (trop) grosse part de nostalgie de l'enfance. Alors évidemment, si le film était réussi, je ne pouvais que l'apprécier davantage, et ma critique est donc en conséquence.

De plus, Ewan McGregor est un acteur que j'affectionne particulièrement et il est donc appréciable de le retrouver ici, car une telle gentillesse émane de lui en permanence qu'il ne peut que correspondre à ce rôle plein de tendresse.

 

Un mot sur l'apparence des personnages avant de finir : je dois avouer que les premiers visuels de Winnie et ses amis m'avaient un peu déconcertés, loin de l'image que l'on a du dessin animé, mais je les trouve finalement très réussis, plus proches de vraies peluches d'époque et qui collent avec l'univers réaliste dans lequel ils évoluent. De plus, ils sont tous très soignés, la texture de chacun étant très travaillée, comme le détail des tissus et autres petites peluches.

 

Notons également le plaisir de retrouver Patrick Préjean dans le rôle de Tigrou et Jean-Claude Donda dans celui de Winnie qui fait tout à fait honneur à Roger Carel.

 

Pour conclure, Jean-Christophe & Winnie est un film qui se démarque par ce ton particulier, son côté parfois contemplatif et assurément mélancolique. Un film qui saura néanmoins plaire à tout le monde, car c'est avant tout une belle histoire à voir en famille de préférence.

 

 

 

 


01/11/2018
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Désenchantée

Allez, il est temps de faire revivre ce blog, ne serait-ce que pour une fois. Après tout, il s'appelait "Actu Simpson & Futurama" à une époque, je lui dois bien ça...


Si l'attente peut être grande après ces deux séries, je dois avouer que je n'en avais pas particulièrement pour ce nouveau programme, prêt à découvrir ce qu'on voudrait bien me proposer, déjà conquis par le dessin et par l'auteur, mais conscient que rien n'est acquis. Alors qu'en est-il ?

 

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Si la série commence et finit bien, le reste de la saison est en revanche plus inégal.

 

En effet, le premier épisode est très réussi, et malgré une scène d'ouverture de baston très lente et peu fluide, ce qui marque un léger moment de gêne, il arrive néanmoins par la suite avec plus de maîtrise à introduire à la fois les personnages et l'univers comme il se doit, et le tout avec une durée de 36 minutes, ce qui n'est pas rien pour une série dont le format habituel tourne autour de 20min.

 

Malheureusement, c'est précisément cette différence qui jouera sur les épisodes suivants.

Avoisinant tous la demie-heure (28 minutes exactement), les épisodes traînent en longueur là où tout pourrait tenir en 20 minutes. Car sans être ennuyant, de nombreuses séquences gagneraient à être abrégées, et rien ne justifie le format à mes yeux. Non seulement l'épisode gagnerait en dynamisme là où la plupart n'en ont juste pas, mais on éviterait aussi et tout bonnement des longueurs inutiles, qui semblent exister car il fallait justement respecter un certain format.

Pour autant, le premier épisode ou les deux derniers par exemple n'ont pas ce défaut là car ils ont une histoire à raconter, histoire qui serait bâclée si on venait à en faire un épisode de 20 minutes.

 

Hors ce n'est pas le cas du reste et encore une fois, si la série manque cruellement de quelque chose, c'est bien de punch.

 

Pourquoi ne pas faire comme beaucoup de séries, un pilote plus long, nécessaire pour mettre en place un univers et un season final plus long lui aussi car plus de choses à raconter. Quant au reste, il fera la durée que l'histoire nécessite, et pas plus pour respecter un format donné.

C'est dommage de revenir sur un format à respecter absolument, du style 22 minutes des Simpson, qu'on remplit avec deux minutes de gag du canapé parce qu'on a plus d'idées.

 

L'entre deux donc, sans être dénué d'intérêt en présente tout de même assez peu, et comme l'histoire est à suivre (nous ne sommes plus vraiment sur "Un épisode/Une aventure" comme on en a l'habitude, même si des événements particuliers viendront ponctuer chaque épisode) aucun d'entre eux ne sort vraiment du lot, formant un tout un peu indissociable, avec des aventures vite oubliables.

 

L'autre défaut de la série, en plus de son manque de pep's, est malheureusement son manque de fun. (dédicace Yann Barthes)

Je n'ai pas passé un seul mauvais moment devant un épisode malgré les défauts que je cite et j'en garde un visionnage et un avis plutôt positif (même si mitigé, certes).

Mais il faut avouer qu'une fois la TV éteinte et la série derrière soit, quand bien même j'ai passé un bon moment, rare sont les fois où je me souviens avoir ri.

Et c'est tout de même regrettable, quand on s'attaque à la petite soeur de géants de l'humour (un en son temps, l'autre parti trop tôt.) (Puis revenu) (Puis parti trop tôt) (Puis revenu) (Puis parti mais un moment donné faut lâcher prise)

 

Les persos, qu'ils soient intéressant comme Bean, ou un peu niais mais sympathique comme Elfo, ne sont pas particulièrement drôles pour autant.

Mais pourquoi pas, si les situations elles, le sont. Mais même leurs aventures restent anecdotiques et n'apportent pas de quoi franchement rigoler, comme on peu rire à haute voix devant un épisode des Simpson ou de Futurama.

 

Quant à Luci, quelle déception. Il est censé être ce personnage cynique, à l'humour noir et qui aurait pu être impertinent si bien écrit.

 

Au lieu de ça, à part nous dire qu'il est méchant, absolument rien ne nous le prouve. Il passe 10 épisodes à dire "Je suis méchant", "Je suis un démon", "Je voudrais savoir quand vos maladies et vos épidémies disparaîtront pour les remplacer par des plus mortelles".

Que de belles promesses. Si ça c'est un démon, l'enfer ne doit pas être si terrible alors. Il n'agit pas une seule fois dans la série de manière condamnable et se contente de suivre Bean au cours de ses aventures. Certes, ça semble être son rôle, mais rien ne l'empêche d'avoir des actes qui collent à son attitude. Ou juste d'avoir des actes tout court, au bout d'un moment.

 

J'ai connu un personnage qui voulait la mort des humains, et qui était dix fois plus drôle, irrévérencieux et sarcastique, et qui n'hésitait pas à faire des choses plus que répréhensibles quand l'envie lui en prenait. Un certain Bender Rodriguez.

Luci n'en est même pas l'ombre, quand il a tout pour être à sa hauteur.

Alors oui, peut-être ne voulaient-ils pas en faire un deuxième Bender, mais dans ce cas, qu'on ne nous le vende pas comme tel.

 

Pour conclure cette partie, je n'aurais pas été contre une absence d'humour si l'histoire était au coeur de la série, mais ce n'est malheureusement pas le cas, et les aventures de Bean ne parviennent pas à nous captiver avant peut-être la fin de saison.

 

Au final, Désenchantée veut se situer à la fois dans la série d'aventure et d'humour, mais se place dans un entre-deux maladroit ou aucun ne ressort réellement.

 

 

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En revanche, là où la série se démarque, c'est bien visuellement puisqu'elle est très jolie et très réussie sur tous les plans.

On retrouve l'animation style 3D comme on pouvait le voir dans Futurama sur certains plans, et on peut aussi noter tous les décors très beaux et travaillés qui font des épisodes un plaisir pour l'oeil.

 

Quant au sujet de la VO/VF, les deux sont de qualité.

Les adeptes de la VO seront heureux de retrouver des voix bien connues de Futurama, notamment John DiMaggio (Bender/Jake dans Adventure Time) dans le rôle du Roi Zog, ainsi que Maurice Lamarche ou Tress MacNeille, ou même Billy West dans plusieurs rôles secondaires.

On est donc définitivement en terrain connu si on est un habitué de l'oeuvre de Matt Groening.

 

La VF quant à elle est de très bonne facture, dirigée par William Coryn, qui s'occupe déjà de la VF de South Park (a-t-on besoin d'en dire plus ?), et qui double également Kyle dans cette dernière.

On retrouve ainsi ce dernier sur quelques voix additionnelles, mais on relèvera surtout Thierry Wermuth (Stan/Randy) dans le rôle d'Elfo, ou Christophe Lemoine (Cartman) dans celui de Luci.

 

Au final, les personnages principaux ont une meilleure voix en VF si on est habitué à South Park, quand il est plus plaisant de regarder la série en VO pour les secondaires quand on connait Futurama en VO.

Dans tous les cas, les voix collent aux personnages, et si vous n'êtes pas un habitué de la VO vous aurez une très bonne alternative.

 

 

Pour conclure, Désenchantée n'a pas la trempe ni l'étoffe de ses grandes soeurs, ni par l'humour, ni par la narration.

La série est loin d'être mauvaise et se laisse agréablement regarder, mais au delà de son visuel et de son univers, peu de choses en ressortent réellement ni ne restent.

Une première saison tout à fait perfectible donc, de par des longueurs inutiles et son manque de gags.

Je serai néanmoins présent pour la saison 2, car encore une fois je n'ai pas passé un mauvais moment, et la fin de la saison 1 donne un peu d'espoir, mais il faudra vraiment que la série sorte de cet entre-deux dans laquelle elle s'est fourrée, soit pour nous captiver par son histoire, soit pour nous faire vraiment rire, et pas juste sourire à l'occasion.

 

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20/08/2018
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Black Mirror Saison 4 (Critique)

Si l'épisode 1 sort du lot, les épisodes 2 et 3, bien que tout à fait corrects ne m'ont pas surpris autant qu'ils auraient du. En revanche, les épisodes 4 et 5 m'ont marqué, en bien et en mal, et méritaient quelques mots de ma part.
Concernant l'épisode 6, je l'ai trouvé assez inégal au niveau des histoires, mais j'en garde un avis néanmoins positif, bien qu'un peu partagé.

 

 

4x04 : Hang the DJ

   

De loin le meilleur épisode de la saison, et sans aucun doute un des meilleures de la série, Hang the DJ nous rappelle ce qui fait de Black Mirror cette série unique. 

Si les 3 premiers épisodes n'étaient pas déplaisants et rentraient dans la thématique de la série, ils n'étaient pas si surprenants que ça au final, comme l'étaient selon moi les dernières saisons.

Pour moi, un bon épisode de Black Mirror se doit d'être dérangeant, ou d'avoir un plot twist ou mindfuck au point de rester assis devant sa TV éteinte, l'épisode fini depuis 5 bonnes minutes.

 

Et c'est ici le cas. Tout l'épisode soulève des questions, et quand bien même toutes les réponses ne sont pas nécessaires pour comprendre la trame principale, le concept intrigue, et la fin de l'épisode répond à tout dans un plot twist savoureux qui innove avec une fin heureuse. Un comble pour Black Mirror, mais le reste de la structure et l'épisode en lui-même sont tellement efficaces que cette différence est plus que justifiée.
Un épisode qui m'a donné précisément ce que j'avais envie de voir et qui confirme à la série son statut de maître en la matière, même avec quelques épisodes plus faibles.

 

 

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4x05 : Metalhead 

 
Tout le contraire de l'épisode précédent : de loin le moins bon de la saison, si ce n'est de la série (avec Waldo sans doute).
Alors quand on passe du meilleur au pire, l'écart ne se fait que davantage ressentir.
Un épisode à la mise en scène et à l'image soignée (avec un étalonnage de la même trempe que l'édition Black & Chrome du dernier Mad Max) mais qui n'a rien à faire dans Black Mirror.
Tout à fait indigne de la série, l'épisode, qui pourtant est le plus court de tous réussit à traîner en longueur en n'apportant absolument aucune nouveauté une fois l'épisode commencé.
On en sait pas plus après le générique de fin qu'au début de l'épisode. L'intégralité de ce dernier consiste en une course poursuite entre une femme et un robot tueur sur une terre aride, peu peuplée, du à l'extermination des êtres vivants par les robots en question.
Et voilà. Pas plus d'explication dans l'épisode qu'il n'y en a dans ce résumé. Pas de retournement de situation ou de mise en contexte qui nous font voir l'épisode d'un autre oeil, relativiser sur ce dernier ou juste comprendre l'univers.
Si ce qu'il faut comprendre c'est que les robots ça peut devenir dangereux, tuer les humains et qu'il faut faire attention : Désolé Black Mirror, mais ce n'est pas digne de toi. Tu nous as habitué à mieux et en beaucoup plus subtil.
 
C'est l'essence même de la série de parler des dangers de la technologie avec ce ton et ce style unique. Des films de science-fiction Robots VS Humains, on en a déjà vu plein, et c'est justement ce à quoi la série ne s'était jamais rabaissé, tout en traitant pourtant du même sujet dans le fond.
Alors oui, la scène de fin fait relativiser sur ce monde où l'humanité n'est presque plus. Mais quelle facilité déconcertante. 40 minutes de rien pour ça.
L'épisode prend quelque peu la forme de White Bear (2x02), dans le sens où l'histoire est plus centré "action" mais où le retournement de situation de ce dernier donne du sens à toute cette course poursuite et ce suspense, qui bien que plutôt efficace pouvait déconcerter à première vue sur son rapport à la technologie ou à la société.
Excepté qu'ici, plus l'épisode avance, et plus on craint de voir le générique de fin apparaître sans qu'on ait eu aucune explication ou développement de l'univers.
Et c'est exactement ce qui se passe. L'épisode aurait été le premier de la série, j'aurais accepté car ça pose les bases de sa thématique. Mais vraiment les bases, rien de plus, quand même la saison 1 nous poussait à réfléchir plus loin. Alors après 4 saisons, c'est plus qu'inacceptable. 
Un épisode qui se laisse donc regarder, mais qui est vite rébarbatif et où on s'aperçoit vite qu'on aura rien de plus que ce qu'on nous offre au début. Pas un mauvais court métrage, mais définitivement un mauvais Black Mirror.
 
 

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19/01/2018
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American Vandal

Arrivée le 15 Septembre sur Netflix, American Vandal s'était dévoilée par une bande-annonce des plus alléchantes, tellement décalée dans le propos qu'elle tenait et son traitement que j'avais d'abord cru à une parodie. Et quand j'ai vu que la série était finalement bel et bien disponible, je me suis empressé de la regarder. Et j'ai kiffé.  

 

 

Composée de 8 épisodes de plus ou moins 30 minutes, la série parle de l’affaire Dylan Maxwell, une affaire fictionnelle qui raconte l’histoire d’un lycée dans lequel 27 voitures de profs ont été vandalisées avec un pénis tagué sur chacune d’entre elle. Naturellement, tous les regards se portent sur Dylan Maxwell, l’élève perturbateur par excellence, qui est notamment connu pour sa passion avérée à dessiner des bites ici et là si bien qu’il est accusé du délit, alors qu’il se clame innocent.
Deux élèves décident donc de mener leur propre enquête et de réaliser un documentaire sur cette affaire, et c’est précisément ce documentaire que nous suivons au fil des épisodes.
Ce n'est donc pas une série sur le documentaire, mais c’est bien le documentaire lui-même qui constitue en fait la série.

Donc déjà, une série sur un mec qui dessine des bites, de base j’ai envie de dire oui. Quand bien même la série serait ratée, j’approuve ne serait-ce que pour le principe.
Parce qu’il faut quand même saluer l’audace du mec qui à été proposée à Netflix un docufiction des plus sérieux sur une affaire de zboub !
Et c’est là que ça peut paraître surprenant, mais la série n’est pas drôle. Ou du moins pas comme on l’entend :


Le documentaire est réalisé de façon très sérieuse et consciencieuse par les deux élèves qui veulent à tout prix découvrir la vérité, si bien que l’on se prend nous aussi à suivre leur raisonnement, leurs découvertes et qu’on veut tout autant qu’eux connaître le fin mot de l’histoire.
La série n'est donc pas une comédie et traite le sujet très sérieusement, mais c’est ça qui la rend drôle en fin de compte. En la regardant, je me suis surpris à plusieurs reprises à prendre du recul sur ce que je regardais pour me rendre compte à quel point c'était n'importe quoi et je me mettais à rire tout seul.

 

Elle reprend tous les codes des documentaires d’enquête et si on aurait pu croire que le sujet allait vite s’essouffler une fois le début entamé, il n'en est rien :
Déjà parce que je suis beaucoup trop friand du sujet décalé et la manière dont c'est traité sérieusement,  mais aussi car l’enquête est suffisamment bien menée pour qu’on aie envie de savoir qui a dessiné ces bites. Et encore une fois, c’est là où la série est vraiment drôle sans l'être, parce que… c'est ridicule quand on y réfléchi.

 


Néanmoins, ce serait mentir que de dire qu’elle n’est jamais drôle en soit, car quelques éléments viennent nous faire rire ici et là.

D’une part, le personnage principal est la caricature du sportif un peu con et il faut avouer qu'il est plutôt marrant malgré lui. Et c’est là aussi où c’est réussi, car l'intrigue se déroulant dans un lycée, il était facile de tomber dans le piège de la caricature. Finalement, bien qu'on ait le droit à un peu tous les profils types, on n'y tombe jamais, ou en tout cas, ce n'est jamais lourd. Un bon point à relever donc.
D'autres parts, divers éléments viendront faire sourire, comme le prof d’histoire par exemple, qui est peut-être le seul personnage un peu exagéré, mais qui est néanmoins très drôle, ou le fait de voir les jeunes utiliser snapchat, instagram ou des memes : des références plutôt jeunes en somme, qu’on utilise tous les jours mais qu’on a pas forcément l’habitude de voir à la télévision.
Il est donc très facile de rentrer dans l’univers de la série, qui s’adressera notamment aux jeunes ayant la vingtaine, ou en tout cas à la génération Y de manière générale.

 

American Vandal au final, c’est sûrement la série que j’attendais depuis le plus longtemps :
Pas dans le sens où c’est spécifiquement cette série que j’attendais, mais dans le sens où ça fait des années que j’attendais de voir une série comme ça à la télévision.
C'est en tout cas ce que je me suis dit en la regardant :
C’est mon humour, mêlé à une façon de le traiter que je trouve génial. Ça part sur un humour vulgaire, mais c’est fait subtilement, c’est bien fait, ça tombe pas dans la caricature, c’est une très bonne parodie des documentaires d’enquête qui prouve qu’il est facile d’en faire avec vraiment n’importe quoi, c’est bien traité, et ce jusqu’à la fin.

Si il est peu probable qu'il y ait une saison 2, il serait néanmoins intéressant de voir d'autres histoires décalées, voir la même, mais dans des exercices de style différents.
En attendant, voici la bande-annonce pour ceux qui ne l'ont pas vu, et pour ceux que ça intéresse, la série est disponible en intégralité sur Netflix.

 


30/09/2017
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