Le blog dAdrien

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Désenchantée

Allez, il est temps de faire revivre ce blog, ne serait-ce que pour une fois. Après tout, il s'appelait "Actu Simpson & Futurama" à une époque, je lui dois bien ça...


Si l'attente peut être grande après ces deux séries, je dois avouer que je n'en avais pas particulièrement pour ce nouveau programme, prêt à découvrir ce qu'on voudrait bien me proposer, déjà conquis par le dessin et par l'auteur, mais conscient que rien n'est acquis. Alors qu'en est-il ?

 

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Si la série commence et finit bien, le reste de la saison est en revanche plus inégal.

 

En effet, le premier épisode est très réussi, et malgré une scène d'ouverture de baston très lente et peu fluide, ce qui marque un léger moment de gêne, il arrive néanmoins par la suite avec plus de maîtrise à introduire à la fois les personnages et l'univers comme il se doit, et le tout avec une durée de 36 minutes, ce qui n'est pas rien pour une série dont le format habituel tourne autour de 20min.

 

Malheureusement, c'est précisément cette différence qui jouera sur les épisodes suivants.

Avoisinant tous la demie-heure (28 minutes exactement), les épisodes traînent en longueur là où tout pourrait tenir en 20 minutes. Car sans être ennuyant, de nombreuses séquences gagneraient à être abrégées, et rien ne justifie le format à mes yeux. Non seulement l'épisode gagnerait en dynamisme là où la plupart n'en ont juste pas, mais on éviterait aussi et tout bonnement des longueurs inutiles, qui semblent exister car il fallait justement respecter un certain format.

Pour autant, le premier épisode ou les deux derniers par exemple n'ont pas ce défaut là car ils ont une histoire à raconter, histoire qui serait bâclée si on venait à en faire un épisode de 20 minutes.

 

Hors ce n'est pas le cas du reste et encore une fois, si la série manque cruellement de quelque chose, c'est bien de punch.

 

Pourquoi ne pas faire comme beaucoup de séries, un pilote plus long, nécessaire pour mettre en place un univers et un season final plus long lui aussi car plus de choses à raconter. Quant au reste, il fera la durée que l'histoire nécessite, et pas plus pour respecter un format donné.

C'est dommage de revenir sur un format à respecter absolument, du style 22 minutes des Simpson, qu'on remplit avec deux minutes de gag du canapé parce qu'on a plus d'idées.

 

L'entre deux donc, sans être dénué d'intérêt en présente tout de même assez peu, et comme l'histoire est à suivre (nous ne sommes plus vraiment sur "Un épisode/Une aventure" comme on en a l'habitude, même si des événements particuliers viendront ponctuer chaque épisode) aucun d'entre eux ne sort vraiment du lot, formant un tout un peu indissociable, avec des aventures vite oubliables.

 

L'autre défaut de la série, en plus de son manque de pep's, est malheureusement son manque de fun. (dédicace Yann Barthes)

Je n'ai pas passé un seul mauvais moment devant un épisode malgré les défauts que je cite et j'en garde un visionnage et un avis plutôt positif (même si mitigé, certes).

Mais il faut avouer qu'une fois la TV éteinte et la série derrière soit, quand bien même j'ai passé un bon moment, rare sont les fois où je me souviens avoir ri.

Et c'est tout de même regrettable, quand on s'attaque à la petite soeur de géants de l'humour (un en son temps, l'autre parti trop tôt.) (Puis revenu) (Puis parti trop tôt) (Puis revenu) (Puis parti mais un moment donné faut lâcher prise)

 

Les persos, qu'ils soient intéressant comme Bean, ou un peu niais mais sympathique comme Elfo, ne sont pas particulièrement drôles pour autant.

Mais pourquoi pas, si les situations elles, le sont. Mais même leurs aventures restent anecdotiques et n'apportent pas de quoi franchement rigoler, comme on peu rire à haute voix devant un épisode des Simpson ou de Futurama.

 

Quant à Luci, quelle déception. Il est censé être ce personnage cynique, à l'humour noir et qui aurait pu être impertinent si bien écrit.

 

Au lieu de ça, à part nous dire qu'il est méchant, absolument rien ne nous le prouve. Il passe 10 épisodes à dire "Je suis méchant", "Je suis un démon", "Je voudrais savoir quand vos maladies et vos épidémies disparaîtront pour les remplacer par des plus mortelles".

Que de belles promesses. Si ça c'est un démon, l'enfer ne doit pas être si terrible alors. Il n'agit pas une seule fois dans la série de manière condamnable et se contente de suivre Bean au cours de ses aventures. Certes, ça semble être son rôle, mais rien ne l'empêche d'avoir des actes qui collent à son attitude. Ou juste d'avoir des actes tout court, au bout d'un moment.

 

J'ai connu un personnage qui voulait la mort des humains, et qui était dix fois plus drôle, irrévérencieux et sarcastique, et qui n'hésitait pas à faire des choses plus que répréhensibles quand l'envie lui en prenait. Un certain Bender Rodriguez.

Luci n'en est même pas l'ombre, quand il a tout pour être à sa hauteur.

Alors oui, peut-être ne voulaient-ils pas en faire un deuxième Bender, mais dans ce cas, qu'on ne nous le vende pas comme tel.

 

Pour conclure cette partie, je n'aurais pas été contre une absence d'humour si l'histoire était au coeur de la série, mais ce n'est malheureusement pas le cas, et les aventures de Bean ne parviennent pas à nous captiver avant peut-être la fin de saison.

 

Au final, Désenchantée veut se situer à la fois dans la série d'aventure et d'humour, mais se place dans un entre-deux maladroit ou aucun ne ressort réellement.

 

 

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En revanche, là où la série se démarque, c'est bien visuellement puisqu'elle est très jolie et très réussie sur tous les plans.

On retrouve l'animation style 3D comme on pouvait le voir dans Futurama sur certains plans, et on peut aussi noter tous les décors très beaux et travaillés qui font des épisodes un plaisir pour l'oeil.

 

Quant au sujet de la VO/VF, les deux sont de qualité.

Les adeptes de la VO seront heureux de retrouver des voix bien connues de Futurama, notamment John DiMaggio (Bender/Jake dans Adventure Time) dans le rôle du Roi Zog, ainsi que Maurice Lamarche ou Tress MacNeille, ou même Billy West dans plusieurs rôles secondaires.

On est donc définitivement en terrain connu si on est un habitué de l'oeuvre de Matt Groening.

 

La VF quant à elle est de très bonne facture, dirigée par William Coryn, qui s'occupe déjà de la VF de South Park (a-t-on besoin d'en dire plus ?), et qui double également Kyle dans cette dernière.

On retrouve ainsi ce dernier sur quelques voix additionnelles, mais on relèvera surtout Thierry Wermuth (Stan/Randy) dans le rôle d'Elfo, ou Christophe Lemoine (Cartman) dans celui de Luci.

 

Au final, les personnages principaux ont une meilleure voix en VF si on est habitué à South Park, quand il est plus plaisant de regarder la série en VO pour les secondaires quand on connait Futurama en VO.

Dans tous les cas, les voix collent aux personnages, et si vous n'êtes pas un habitué de la VO vous aurez une très bonne alternative.

 

 

Pour conclure, Désenchantée n'a pas la trempe ni l'étoffe de ses grandes soeurs, ni par l'humour, ni par la narration.

La série est loin d'être mauvaise et se laisse agréablement regarder, mais au delà de son visuel et de son univers, peu de choses en ressortent réellement ni ne restent.

Une première saison tout à fait perfectible donc, de par des longueurs inutiles et son manque de gags.

Je serai néanmoins présent pour la saison 2, car encore une fois je n'ai pas passé un mauvais moment, et la fin de la saison 1 donne un peu d'espoir, mais il faudra vraiment que la série sorte de cet entre-deux dans laquelle elle s'est fourrée, soit pour nous captiver par son histoire, soit pour nous faire vraiment rire, et pas juste sourire à l'occasion.

 

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20/08/2018
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Black Mirror Saison 4 (Critique)

Si l'épisode 1 sort du lot, les épisodes 2 et 3, bien que tout à fait corrects ne m'ont pas surpris autant qu'ils auraient du. En revanche, les épisodes 4 et 5 m'ont marqué, en bien et en mal, et méritaient quelques mots de ma part.
Concernant l'épisode 6, je l'ai trouvé assez inégal au niveau des histoires, mais j'en garde un avis néanmoins positif, bien qu'un peu partagé.

 

 

4x04 : Hang the DJ

   

De loin le meilleur épisode de la saison, et sans aucun doute un des meilleures de la série, Hang the DJ nous rappelle ce qui fait de Black Mirror cette série unique. 

Si les 3 premiers épisodes n'étaient pas déplaisants et rentraient dans la thématique de la série, ils n'étaient pas si surprenants que ça au final, comme l'étaient selon moi les dernières saisons.

Pour moi, un bon épisode de Black Mirror se doit d'être dérangeant, ou d'avoir un plot twist ou mindfuck au point de rester assis devant sa TV éteinte, l'épisode fini depuis 5 bonnes minutes.

 

Et c'est ici le cas. Tout l'épisode soulève des questions, et quand bien même toutes les réponses ne sont pas nécessaires pour comprendre la trame principale, le concept intrigue, et la fin de l'épisode répond à tout dans un plot twist savoureux qui innove avec une fin heureuse. Un comble pour Black Mirror, mais le reste de la structure et l'épisode en lui-même sont tellement efficaces que cette différence est plus que justifiée.
Un épisode qui m'a donné précisément ce que j'avais envie de voir et qui confirme à la série son statut de maître en la matière, même avec quelques épisodes plus faibles.

 

 

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4x05 : Metalhead 

 
Tout le contraire de l'épisode précédent : de loin le moins bon de la saison, si ce n'est de la série (avec Waldo sans doute).
Alors quand on passe du meilleur au pire, l'écart ne se fait que davantage ressentir.
Un épisode à la mise en scène et à l'image soignée (avec un étalonnage de la même trempe que l'édition Black & Chrome du dernier Mad Max) mais qui n'a rien à faire dans Black Mirror.
Tout à fait indigne de la série, l'épisode, qui pourtant est le plus court de tous réussit à traîner en longueur en n'apportant absolument aucune nouveauté une fois l'épisode commencé.
On en sait pas plus après le générique de fin qu'au début de l'épisode. L'intégralité de ce dernier consiste en une course poursuite entre une femme et un robot tueur sur une terre aride, peu peuplée, du à l'extermination des êtres vivants par les robots en question.
Et voilà. Pas plus d'explication dans l'épisode qu'il n'y en a dans ce résumé. Pas de retournement de situation ou de mise en contexte qui nous font voir l'épisode d'un autre oeil, relativiser sur ce dernier ou juste comprendre l'univers.
Si ce qu'il faut comprendre c'est que les robots ça peut devenir dangereux, tuer les humains et qu'il faut faire attention : Désolé Black Mirror, mais ce n'est pas digne de toi. Tu nous as habitué à mieux et en beaucoup plus subtil.
 
C'est l'essence même de la série de parler des dangers de la technologie avec ce ton et ce style unique. Des films de science-fiction Robots VS Humains, on en a déjà vu plein, et c'est justement ce à quoi la série ne s'était jamais rabaissé, tout en traitant pourtant du même sujet dans le fond.
Alors oui, la scène de fin fait relativiser sur ce monde où l'humanité n'est presque plus. Mais quelle facilité déconcertante. 40 minutes de rien pour ça.
L'épisode prend quelque peu la forme de White Bear (2x02), dans le sens où l'histoire est plus centré "action" mais où le retournement de situation de ce dernier donne du sens à toute cette course poursuite et ce suspense, qui bien que plutôt efficace pouvait déconcerter à première vue sur son rapport à la technologie ou à la société.
Excepté qu'ici, plus l'épisode avance, et plus on craint de voir le générique de fin apparaître sans qu'on ait eu aucune explication ou développement de l'univers.
Et c'est exactement ce qui se passe. L'épisode aurait été le premier de la série, j'aurais accepté car ça pose les bases de sa thématique. Mais vraiment les bases, rien de plus, quand même la saison 1 nous poussait à réfléchir plus loin. Alors après 4 saisons, c'est plus qu'inacceptable. 
Un épisode qui se laisse donc regarder, mais qui est vite rébarbatif et où on s'aperçoit vite qu'on aura rien de plus que ce qu'on nous offre au début. Pas un mauvais court métrage, mais définitivement un mauvais Black Mirror.
 
 

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19/01/2018
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American Vandal

Arrivée le 15 Septembre sur Netflix, American Vandal s'était dévoilée par une bande-annonce des plus alléchantes, tellement décalée dans le propos qu'elle tenait et son traitement que j'avais d'abord cru à une parodie. Et quand j'ai vu que la série était finalement bel et bien disponible, je me suis empressé de la regarder. Et j'ai kiffé.  

 

 

Composée de 8 épisodes de plus ou moins 30 minutes, la série parle de l’affaire Dylan Maxwell, une affaire fictionnelle qui raconte l’histoire d’un lycée dans lequel 27 voitures de profs ont été vandalisées avec un pénis tagué sur chacune d’entre elle. Naturellement, tous les regards se portent sur Dylan Maxwell, l’élève perturbateur par excellence, qui est notamment connu pour sa passion avérée à dessiner des bites ici et là si bien qu’il est accusé du délit, alors qu’il se clame innocent.
Deux élèves décident donc de mener leur propre enquête et de réaliser un documentaire sur cette affaire, et c’est précisément ce documentaire que nous suivons au fil des épisodes.
Ce n'est donc pas une série sur le documentaire, mais c’est bien le documentaire lui-même qui constitue en fait la série.

Donc déjà, une série sur un mec qui dessine des bites, de base j’ai envie de dire oui. Quand bien même la série serait ratée, j’approuve ne serait-ce que pour le principe.
Parce qu’il faut quand même saluer l’audace du mec qui à été proposée à Netflix un docufiction des plus sérieux sur une affaire de zboub !
Et c’est là que ça peut paraître surprenant, mais la série n’est pas drôle. Ou du moins pas comme on l’entend :


Le documentaire est réalisé de façon très sérieuse et consciencieuse par les deux élèves qui veulent à tout prix découvrir la vérité, si bien que l’on se prend nous aussi à suivre leur raisonnement, leurs découvertes et qu’on veut tout autant qu’eux connaître le fin mot de l’histoire.
La série n'est donc pas une comédie et traite le sujet très sérieusement, mais c’est ça qui la rend drôle en fin de compte. En la regardant, je me suis surpris à plusieurs reprises à prendre du recul sur ce que je regardais pour me rendre compte à quel point c'était n'importe quoi et je me mettais à rire tout seul.

 

Elle reprend tous les codes des documentaires d’enquête et si on aurait pu croire que le sujet allait vite s’essouffler une fois le début entamé, il n'en est rien :
Déjà parce que je suis beaucoup trop friand du sujet décalé et la manière dont c'est traité sérieusement,  mais aussi car l’enquête est suffisamment bien menée pour qu’on aie envie de savoir qui a dessiné ces bites. Et encore une fois, c’est là où la série est vraiment drôle sans l'être, parce que… c'est ridicule quand on y réfléchi.

 


Néanmoins, ce serait mentir que de dire qu’elle n’est jamais drôle en soit, car quelques éléments viennent nous faire rire ici et là.

D’une part, le personnage principal est la caricature du sportif un peu con et il faut avouer qu'il est plutôt marrant malgré lui. Et c’est là aussi où c’est réussi, car l'intrigue se déroulant dans un lycée, il était facile de tomber dans le piège de la caricature. Finalement, bien qu'on ait le droit à un peu tous les profils types, on n'y tombe jamais, ou en tout cas, ce n'est jamais lourd. Un bon point à relever donc.
D'autres parts, divers éléments viendront faire sourire, comme le prof d’histoire par exemple, qui est peut-être le seul personnage un peu exagéré, mais qui est néanmoins très drôle, ou le fait de voir les jeunes utiliser snapchat, instagram ou des memes : des références plutôt jeunes en somme, qu’on utilise tous les jours mais qu’on a pas forcément l’habitude de voir à la télévision.
Il est donc très facile de rentrer dans l’univers de la série, qui s’adressera notamment aux jeunes ayant la vingtaine, ou en tout cas à la génération Y de manière générale.

 

American Vandal au final, c’est sûrement la série que j’attendais depuis le plus longtemps :
Pas dans le sens où c’est spécifiquement cette série que j’attendais, mais dans le sens où ça fait des années que j’attendais de voir une série comme ça à la télévision.
C'est en tout cas ce que je me suis dit en la regardant :
C’est mon humour, mêlé à une façon de le traiter que je trouve génial. Ça part sur un humour vulgaire, mais c’est fait subtilement, c’est bien fait, ça tombe pas dans la caricature, c’est une très bonne parodie des documentaires d’enquête qui prouve qu’il est facile d’en faire avec vraiment n’importe quoi, c’est bien traité, et ce jusqu’à la fin.

Si il est peu probable qu'il y ait une saison 2, il serait néanmoins intéressant de voir d'autres histoires décalées, voir la même, mais dans des exercices de style différents.
En attendant, voici la bande-annonce pour ceux qui ne l'ont pas vu, et pour ceux que ça intéresse, la série est disponible en intégralité sur Netflix.

 


30/09/2017
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Spider-man : Homecoming

 

Après 2 sagas de films sur Spider-Man, voici que la 3ème est lancée. De quoi faire une overdose de l'homme araignée.
Ce film réussira-t-il à réconcilier les fans avec la franchise ? Suspense !

Si la première trilogie de Sam Raimi est de manière générale appréciée par tous (peut-être moins le troisième épisode, il est vrai), le reboot de la saga sous le nom de "The Amazing Spider-Man" a déçu bon nombre de spectateurs, moi y compris.
Les films étaient loin d'être bons, revenaient sur des faits qu'on avait vu très peu de temps avant (seulement 5 ans séparent le 3ème épisode du reboot de la franchise) et montraient un Peter Parker certes plus jeune que ne l'était Tobey Maguire, mais bien moins fidèle au petit geek looser dont nous avions l'habitude et qui collait parfaitement au personnage. Ici, Andrew Garfield interpretait un Peter Parker cool et branché et même populaire auprès des filles.

Alors qu'en est-il de ce 3ème Spider-Man ?

Il faut d'abord préciser que si tous les super-héros de Marvel se croisent dans les différentes longs-métrage du MCU, Spider-Man en était jusqu'à présent absent, faute de droits sur le personnage. 
C'est pour cela que les deux épisodes de The Amazing Spider-Man ne font pas partis du MCU alors qu'ils sont pourtant sortis entre les deux Avengers.
Mais cela s'est résolu dans Civil War, quand MARVEL a pu enfin récupérer les droits sur l'homme araignée et l'inclure dans la continuité des évènements qui se déroulent depuis le premier Iron Man.

Ainsi, ce Spider-Man fait suite aux évènements survenus dans Avengers, premier du nom ainsi que dans Civil War, dont le film est presque la suite directe.
Et cette fois-ci, pas de Spiderman Origins, on ne revient pas sur la mort de l'oncle Ben, la morsure de l'araignée ou toute autre scène redondante qui serait une perte de temps à regarder et qui serait tout aussi inutile que de voir une énième mort des parents de Bruce Wayne (Oui Batman v Superman, c'est à toi que je parle !), mais on va directement à l'essentiel, on sait qui est Spiderman, on connait son histoire, on l'a déjà vu dans Civil War, et c'est très bien comme ça.


Tom Holland avait conquis la plupart des fans lors de sa première apparition et laissait présager un bon film solo, avec un Spider-Man plutôt comique, comme on l'aime.
Il sera donc préférable d'être familier au MCU pour apprécier ce film à sa juste valeur, mais le début du film revenant sur les quelques évènements passés fera office de résumé pour les autres.

 

Après avoir combattu aux côtés d'Iron Man contre l'équipe de Captain America lors du grand combat qui les a opposé, Peter Parker attend en vain des nouvelles de Stark pour repartir en mission. Le jeune héro veut absolument reprendre du service et aide son voisinage en mode super-héros du pauvre à la Kick-Ass à défaut de mieux lorsqu'il découvre les activités illégales d'un groupe de personnes dont il va alors chercher à s'occuper. Mais ces hors-la-loi sont d'un autre niveau, et pas sûr que le seul combat qu'il ait mené l'ait préparé à faire face à un certain vautour...

 

 

Ainsi peut se résumer le début du film qui nous montre un Peter Parker en quête d'aventure, visiblement lâché par son mentor. 
Si Tony Stark fait quelques apparitions, il n'est néanmoins pas omniprésent et ne vole nullement la vedette à Peter Parker qui reste au premier plan, sans doute même plus que son alter égo au final.
Pourtant, c'est bien une sorte de Spider-Iron-Man que l'on a ici puisque c'est Stark lui même qui a conçu le costume de l'homme araignée et l'a truffé de différents gadgets et fonctionnalitées au même titre que ses Iron Man.
Spidey se dote donc d'un costume plutôt cool qui lui offre de multiples possibilitées dont il va devoir apprendre à se servir.

Le film se veut dans la lignée des derniers Marvel mais garde la touche d'humour associée au personnage qu'est Spider-man.
Au final, Homecoming est un peu le Kick-Ass de Marvel : un film sur un ado qui veut devenir un super-héros mais qui n'est pas en mesure de donner le meilleur de lui-même et qui n'a surtout que très peu d'expérience. Amoureux de la plus belle fille de sa promo, loin d'être l'élève le plus populaire (parfois même humilié), et traînant seulement avec son meilleur ami geek, le film tend clairement dans le teen movie, nous rappelant une fois de plus le film de Matthew Vaughn, même s'il ne rompra jamais aussi promptement vers un stye plus sérieux comme l'avait fait ce dernier.

L'ambiance restera toujours légère contrairement à The Amazing Spider-man qui voulait en faire trop. Ici, l'ambiance teen movie se fait ressentir tout au long du film sans pour autant entacher les scènes d'actions ou de suspense qui gardent leur crédibilité.

 

Homecoming est également l'occasion de découvrir pour la première fois à l'écran un nouveau méchant, à savoir le Vautour, interprété par Michael Keaton.

Sans égaler le charisme de Willem Dafoe en bouffon vert qui rendait le personnage aussi mémorable qu'un bon Joker dans Batman, sa performance reste correcte et de bonne facture, nous offrant un meilleur super-vilain que dans les derniers opus, ce qui ne s'averait pas bien compliqué. Le personnage aurait mérité d'être un peu plus approfondi mais un retournement de situation bienvenue fera monter la tension entre lui et Peter, et nous aussi en conséquence.
 

Pour conclure, si ce deuxième reboot de Spider-man peut en décourager plus d'un, il est plus justifié que le premier puisqu'il vient ici se mêler à l'univers cinématographique Marvel et rend à Peter Parker sa vraie personnalitée, avec un caractère plus jeune et plus décontracte, mais sans tomber dans le stérotype du beau gosse du lycée de The Amazing Spider-Man. Tom Holland interprète l'homme araignée juste comme il faut et on s'attache suffisamment à lui pour l'accepter dans ce rôle une bonne fois pour toute.


Ca tombe plutôt bien puisque ce Homecoming est le premier épisode d'une trilogie et qu'on le retrouvera également dans les deux prochains Avengers dans lesquels ils viendra combattre aux côtés de toute la bande.

 


21/07/2017
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Baby Driver - Critique rapide

 


Si le dernier film de Edgar Wright (Le dernier Pub avant la fin du monde) était le moins bon de la trilogie Cornetto (Shaun of the Dead/Hot Fuzz), et même sans doute de sa filmographie en tant que réal, Wright relève ici le niveau de plusieurs crans avec une réalisation au top et un montage maîtrisé, le tout servi par un très bon casting et une bande-son quasi indissociable du film tant les deux sont liés.

 

Après avoir donné dans le pastiche du film de zombie ou policier, il nous emmmène cette fois-ci dans un film de braquage sans en faire une parodie pour autant, mais en gardant un style légèrement décalé et comique, sans discréditer les côtés plus sérieux qui viennent se mêler à l'histoire plus celle-ci avance.
Une justesse que l'on retrouve tout le long du film, que ce soit dans la réalisation ou le montage ainsi que dans le jeu des différents acteurs.

Mention spéciale à la BO, car si elle est plus qu'appréciable, elle est surtout le fondement du long-métrage, car sans elle, pas de film. La musique sert le film, si bien que chaque scène d'action, que ce soit une course poursuite ou un gun fight, vient se caler sur la musique présente, sans jamais en faire trop, mais toujours dans le rythme, nous offrant une réalisation précise et de qualité.


Un retour en force pour le réalisateur qui n'avait pas fait de film réellement marquant depuis 2010 avec Scott Pilgrim (selon moi) et qui nous offre ici un long-métrage plus que réussi.

 


20/07/2017
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