Le blog dAdrien

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Spider-man : Homecoming

 

Après 2 sagas de films sur Spider-Man, voici que la 3ème est lancée. De quoi faire une overdose de l'homme araignée.
Ce film réussira-t-il à réconcilier les fans avec la franchise ? Suspense !

Si la première trilogie de Sam Raimi est de manière générale appréciée par tous (peut-être moins le troisième épisode, il est vrai), le reboot de la saga sous le nom de "The Amazing Spider-Man" a déçu bon nombre de spectateurs, moi y compris.
Les films étaient loin d'être bons, revenaient sur des faits qu'on avait vu très peu de temps avant (seulement 5 ans séparent le 3ème épisode du reboot de la franchise) et montraient un Peter Parker certes plus jeune que ne l'était Tobey Maguire, mais bien moins fidèle au petit geek looser dont nous avions l'habitude et qui collait parfaitement au personnage. Ici, Andrew Garfield interpretait un Peter Parker cool et branché et même populaire auprès des filles.

Alors qu'en est-il de ce 3ème Spider-Man ?

Il faut d'abord préciser que si tous les super-héros de Marvel se croisent dans les différentes longs-métrage du MCU, Spider-Man en était jusqu'à présent absent, faute de droits sur le personnage. 
C'est pour cela que les deux épisodes de The Amazing Spider-Man ne font pas partis du MCU alors qu'ils sont pourtant sortis entre les deux Avengers.
Mais cela s'est résolu dans Civil War, quand MARVEL a pu enfin récupérer les droits sur l'homme araignée et l'inclure dans la continuité des évènements qui se déroulent depuis le premier Iron Man.

Ainsi, ce Spider-Man fait suite aux évènements survenus dans Avengers, premier du nom ainsi que dans Civil War, dont le film est presque la suite directe.
Et cette fois-ci, pas de Spiderman Origins, on ne revient pas sur la mort de l'oncle Ben, la morsure de l'araignée ou toute autre scène redondante qui serait une perte de temps à regarder et qui serait tout aussi inutile que de voir une énième mort des parents de Bruce Wayne (Oui Batman v Superman, c'est à toi que je parle !), mais on va directement à l'essentiel, on sait qui est Spiderman, on connait son histoire, on l'a déjà vu dans Civil War, et c'est très bien comme ça.


Tom Holland avait conquis la plupart des fans lors de sa première apparition et laissait présager un bon film solo, avec un Spider-Man plutôt comique, comme on l'aime.
Il sera donc préférable d'être familier au MCU pour apprécier ce film à sa juste valeur, mais le début du film revenant sur les quelques évènements passés fera office de résumé pour les autres.

 

Après avoir combattu aux côtés d'Iron Man contre l'équipe de Captain America lors du grand combat qui les a opposé, Peter Parker attend en vain des nouvelles de Stark pour repartir en mission. Le jeune héro veut absolument reprendre du service et aide son voisinage en mode super-héros du pauvre à la Kick-Ass à défaut de mieux lorsqu'il découvre les activités illégales d'un groupe de personnes dont il va alors chercher à s'occuper. Mais ces hors-la-loi sont d'un autre niveau, et pas sûr que le seul combat qu'il ait mené l'ait préparé à faire face à un certain vautour...

 

 

Ainsi peut se résumer le début du film qui nous montre un Peter Parker en quête d'aventure, visiblement lâché par son mentor. 
Si Tony Stark fait quelques apparitions, il n'est néanmoins pas omniprésent et ne vole nullement la vedette à Peter Parker qui reste au premier plan, sans doute même plus que son alter égo au final.
Pourtant, c'est bien une sorte de Spider-Iron-Man que l'on a ici puisque c'est Stark lui même qui a conçu le costume de l'homme araignée et l'a truffé de différents gadgets et fonctionnalitées au même titre que ses Iron Man.
Spidey se dote donc d'un costume plutôt cool qui lui offre de multiples possibilitées dont il va devoir apprendre à se servir.

Le film se veut dans la lignée des derniers Marvel mais garde la touche d'humour associée au personnage qu'est Spider-man.
Au final, Homecoming est un peu le Kick-Ass de Marvel : un film sur un ado qui veut devenir un super-héros mais qui n'est pas en mesure de donner le meilleur de lui-même et qui n'a surtout que très peu d'expérience. Amoureux de la plus belle fille de sa promo, loin d'être l'élève le plus populaire (parfois même humilié), et traînant seulement avec son meilleur ami geek, le film tend clairement dans le teen movie, nous rappelant une fois de plus le film de Matthew Vaughn, même s'il ne rompra jamais aussi promptement vers un stye plus sérieux comme l'avait fait ce dernier.

L'ambiance restera toujours légère contrairement à The Amazing Spider-man qui voulait en faire trop. Ici, l'ambiance teen movie se fait ressentir tout au long du film sans pour autant entacher les scènes d'actions ou de suspense qui gardent leur crédibilité.

 

Homecoming est également l'occasion de découvrir pour la première fois à l'écran un nouveau méchant, à savoir le Vautour, interprété par Michael Keaton.

Sans égaler le charisme de Willem Dafoe en bouffon vert qui rendait le personnage aussi mémorable qu'un bon Joker dans Batman, sa performance reste correcte et de bonne facture, nous offrant un meilleur super-vilain que dans les derniers opus, ce qui ne s'averait pas bien compliqué. Le personnage aurait mérité d'être un peu plus approfondi mais un retournement de situation bienvenue fera monter la tension entre lui et Peter, et nous aussi en conséquence.
 

Pour conclure, si ce deuxième reboot de Spider-man peut en décourager plus d'un, il est plus justifié que le premier puisqu'il vient ici se mêler à l'univers cinématographique Marvel et rend à Peter Parker sa vraie personnalitée, avec un caractère plus jeune et plus décontracte, mais sans tomber dans le stérotype du beau gosse du lycée de The Amazing Spider-Man. Tom Holland interprète l'homme araignée juste comme il faut et on s'attache suffisamment à lui pour l'accepter dans ce rôle une bonne fois pour toute.


Ca tombe plutôt bien puisque ce Homecoming est le premier épisode d'une trilogie et qu'on le retrouvera également dans les deux prochains Avengers dans lesquels ils viendra combattre aux côtés de toute la bande.

 


21/07/2017
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Baby Driver - Critique rapide

 


Si le dernier film de Edgar Wright (Le dernier Pub avant la fin du monde) était le moins bon de la trilogie Cornetto (Shaun of the Dead/Hot Fuzz), et même sans doute de sa filmographie en tant que réal, Wright relève ici le niveau de plusieurs crans avec une réalisation au top et un montage maîtrisé, le tout servi par un très bon casting et une bande-son quasi indissociable du film tant les deux sont liés.

 

Après avoir donné dans le pastiche du film de zombie ou policier, il nous emmmène cette fois-ci dans un film de braquage sans en faire une parodie pour autant, mais en gardant un style légèrement décalé et comique, sans discréditer les côtés plus sérieux qui viennent se mêler à l'histoire plus celle-ci avance.
Une justesse que l'on retrouve tout le long du film, que ce soit dans la réalisation ou le montage ainsi que dans le jeu des différents acteurs.

Mention spéciale à la BO, car si elle est plus qu'appréciable, elle est surtout le fondement du long-métrage, car sans elle, pas de film. La musique sert le film, si bien que chaque scène d'action, que ce soit une course poursuite ou un gun fight, vient se caler sur la musique présente, sans jamais en faire trop, mais toujours dans le rythme, nous offrant une réalisation précise et de qualité.


Un retour en force pour le réalisateur qui n'avait pas fait de film réellement marquant depuis 2010 avec Scott Pilgrim (selon moi) et qui nous offre ici un long-métrage plus que réussi.

 


20/07/2017
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The Legend of Zelda - Breath of the Wild

Parler d'un jeu comme le dernier Zelda n'est pas chose facile. Pour cause, il est tellement complet et tellement ambitieux qu'il va falloir être rigoureux pour faire le tour de la chose.

 

Je fais un court résumé du début de l'histoire, le reste du jeu méritant d'être joué afin de la découvrir au fur et à mesure.

 

Link, qui comme d'habitude roupille oklm, se fait encore réveiller et se retrouve dans un lieu inconnu dont il n'a aucun souvenir. En se faisant guider par une voix et en sortant de ce "sanctuaire", il découvre alors devant lui un très vaste monde qu'il va devoir explorer dans ses moindres recoins s'il veut se souvenir de sa cuite de la veille. Ou de son passé oublié. Qui sait ? 

 

  

C'est ainsi que commence le jeu. Vous êtes lâché dans la nature, et même si cela vous parait déjà grand, elle ne représente en réalité qu'une très petite partie de la carte. Une fois que vous aurez réalisé quelques tâches qui ne vous prendront pas bien longtemps, vous aurez alors accès à la totalité de ce monde ouvert afin d'évoluer comme bon vous semble. Car cette fois-ci, vous êtes bien lâché tout seul, et pour de bon. Pas d'autre objectif que finir le jeu. Mais par où commencer me dites-vous ? A vous de voir.

 

A la différence des anciens Zelda, à part sans doute le très bon mais très court "A link between worlds" sur 3DS, l'histoire n'est pas linéaire. Vous n'avez donc pas à suivre un ordre précis afin d'avancer dans le scénario, et n'êtes pas obligé d'obtenir des objets qui vous sont obligatoires pour poursuivre l'histoire, tels que les différentes armes que l'on obtient habituellement dans un donjon afin de pouvoir accéder au suivant.

Ici, toutes les armes ou presque vous sont donné dès le départ, et à vous de voir dans quel ordre vous voulez faire le jeu, tout comme dans l'épisode portable cité plus haut, mais à bien plus grande échelle.

 

Ainsi, on peut avoir fait le même jeu mais pas du tout dans le même ordre, certains commençant là où d'autres ont fini, et inversement. De la même manière, même les quêtes principales ne sont pas obligatoire pour finir le jeu. Si vous êtes un poil suicidaire, vous pouvez commencer le jeu et directement aller combattre le boss de fin. Evidemment, vous risquez de vous faire laminer, et il vaut donc mieux passer par les différentes quêtes du scénario afin d'améliorer votre équipement, votre santé et tout ce qui vous permettra d'être suffisamment fort pour affronter ce bon vieux Ganon. Mais rien ne vous y oblige.

Le jeu réussit donc le pari de laisser une liberté totale au joueur, tout en ayant un mode histoire cohérent et ce, peu importe par où vous le commencez.

 

Ce vaste monde est ainsi disponible d'un seul coup, et vous pourrez monter en haut de différentes tours afin de révéler certaines parties de la carte, à la manière d'Assassin's Creed ou de Far Cry.
C'est là la différence majeure avec les anciens jeux de la licence à part le côté non linéaire : Le monde ouvert.
Nintendo s'est inspiré de tout ce qui a été fait ces dernières années pour en garder le meilleur et le mettre à sa sauce. Et c'est réussi.
A part quelques décors au-delà des extrémités de la carte, tout ce qui est visible est accessible : Les montagnes les plus hautes ne sont pas là pour faire joli, mais sont bien des lieux à visiter. Les forêts, les lacs et les rivières n'attendent que vous. Bref, rien n'est hors de portée. 

 

On peut alors légitimement se demander : Si tous ces points sont les bienvenus, est-ce que ça ne dénature pas l'essence même d'un Zelda ?

Et c'est là que Nintendo fait fort, car jamais un Zelda n'aura été aussi différent tout en restant aussi "Zelda" à la fois.
En effet, si nous perdons nos marques dans cet Hyrule plus grand que jamais, il faut reconnaître que l'univers est parfaitement conservé. Les personnages, les différentes quêtes, même les divers lieux nous rappellent que nous sommes bien dans un Zelda.
Comme dans de nombreux épisodes depuis OoT, les Gorons sont de la partie, ainsi que le peuple Gérudo, que nous n'avions pas vraiment revu depuis les épisodes 64.
Quant aux Zoras, s'ils n'étaient pas présent dans TWW pour laisser place au peuple Piaf, nous aurons cette fois-ci droit aux deux peuples à la fois.
S'il peut nous sembler avancer en terre inconnue dans un premier temps, nous rencontrons ainsi différents personnages au cours de notre voyage qui nous assurent d'être finalement en terrain connu.
De plus, si le style graphique ne nous dépayse pas trop, rappelant une version plus évoluée de Skyward Sword (que j'avais d'ailleurs à l'époque comparé à un mélange entre TWW et TP), même la façon de parler des personnages ou la traduction française en général me rappelle un peu celle de Julien Bardakoff, connu pour sa traduction de OoT. Alors peut-être est-ce juste le jeu qui est parfois plus drôle que les épisodes sur Wii, toujours est-il que l'on retrouve ce plaisir que l'on avait à parler aux PNJ dans les épisodes 64, car les dialogues étaient alors plus colorés qu'une simple traduction littéraire. Ceci-dit, pas de référence à la classe américaine cette fois-ci comme dans Twilight Princess, qui avait au moins ça pour lui.

Comme je le disais, si ce Zelda a bien sa place dans la saga, il n'en reste pas moins très différent et apporte son lot de nouveautés.
En effet, qu'est-ce qu'un monde ouvert et une carte gigantesque face à la possibilité... de sauter !
Pour la première fois, fini le saut automatique, la manette comporte un bouton de saut ! Link peut donc enfin sauter, et surtout désormais, escalader !

Eh oui, le monde est à portée de main, et ce, littéralement, puisque vous pouvez escalader ce que bon vous semble ! Et Link dépasse là les compétences d'un Assassin et se transforme en vrai Spiderman en escaladant tout ce qui est ! Pas besoin de prises particulières ou de lierres à l'ancienne : un mur, une montagne, ta mère, tout est escaladable !
Donc même si ça reste peu crédible dans l'idée, cela vous permet de vous rendre vraiment où vous voulez. La montagne au dessus de vous vous intrigue ? Pourquoi ne pas aller voir ce qui s'y trouve ? Ainsi, tout, du niveau de la mer au plus haut sommet peut être exploré. Mais là où il faut faire attention, c'est à votre endurance !
La petite jauge d'endurance apparu dans Skyward Sword fait son retour et baisse désormais lorsque vous courez, nagez, escaladez, ou planez en paravoile. Attention donc à ne pas l'épuiser et à faire des pauses régulièrement, sans quoi vous tomberez comme une vieille merde à 10 centimètres du sommet après 15 minutes d'alpinisme. Je sais de quoi je parle.


 

D'autres nouveautés sont également les bienvenue, tels que les nombreux animaux sauvages qui arpentent les terres d'Hyrule, ainsi que le fait de pouvoir les chasser et en récupérer de la nourriture. Renards et autres sangliers donneront de la venaison, quand vous pourrez aussi récupérer du poisson ou de la volaille. On reste chez Nintendo, donc Link ne va pas cruellement dépecer l'animal comme dans un Far Cry, mais l'idée reste la même.

C'est avec ces diverses viandes et autres fruits et champignons trouvés au gré de vos balades en forêt que vous pourrez cuisiner le tout pour vous préparer de bons petits plats !
La cuisine devient alors très utile pour confectionner des remèdes ou des mets cuisinés qui vous restaureront de la vie, ou vous protégeront en cas de froid ou de chaud, en fonction des ingrédients que vous y mettrez. Très utile quand vous n'avez pas la tenue appropriée.

Des plats divers et variés existent, ce qui fait qu'on a jamais vraiment fait le tour de toutes les possibilités.

 

Dans un tout autre registre, mais qui reste également inédit pour la série, nous retrouvons ici des cinématiques doublées !
Le jeu a été doublé dans plusieurs langues et nous avons donc le droit à notre version Française. A noter qu'il n'est pas possible de changer la langue du jeu depuis celui-ci, ce qui est tout de même regrettable.
Seules les cinématiques se voient attribuer de vraies voix, ainsi que de rares scènes de jeu, mais cela permet une immersion différente de ce à quoi nous avions l'habitude jusque là. Les personnages semblent plus réels, leurs émotions aussi. Seul Link reste muet, mais la version Française est plutôt de bonne facture, même si quelques voix, notamment celle d'un Piaf insupportable auraient pu (dû) être changé, le reste est correct et sert bien l'histoire. Une nouveauté bienvenue donc et on regrettera même parfois que certains personnages ne parlent pas lors de certaines scènes où appuyer sur A pour passer les lignes de dialogue n'a pas le même charme.

Enfin, pour finir sur cette liste de nouveautés, les quelques seules "armes" du jeu, en dehors de l'équipement classique épée/arc/bouclier vous sont donné très tôt dans le jeu, et vous vous en servirez alors tout du long. Pas de grappin, de masse ou de scarabée, mais quelques "modules" telles que des bombes et autres gadgets vous permettant d'interagir avec votre environnent, en manipulant des objets métalliques à distance par exemple, ou en créant des blocs sur l'eau pour vous y déplacer plus aisément. Ces gadgets seront les seuls outils dont vous aurez besoin dans le jeu, puisque l'époque du "un donjon, un trésor" est révolue.

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On retrouve en revanche beaucoup d'éléments connus, mais sous des formes différentes.

Pour ce qui est des armes telles que l'épée, le bouclier ou l'arc, vous n'en avez plus une seule attitré. Cette fois-ci, de nombreuses armes se trouvent un peu partout dans le royaume, dans des coffres, à récupérer après avoir vaincu vos ennemis, ou tout simplement à trouver ici et là. Ces armes s'ajoutent alors à votre inventaire (si vous avez la place de les ranger) mais ont une durée de vie limitée. En effet, les armes sont toutes plus ou moins solides, ce qui fait qu'elles finissent par se casser après un certain temps d'utilisation. Pensez alors à récupérer tout ce qui vous tombe sous la main histoire de ne pas vous retrouver désarmé en plein combat.
C'est un système qui me faisait un peu peur au début, car quand je trouve une arme qui me plait j'aime bien la garder, mais on trouve finalement suffisamment d'armes pour ne même plus avoir assez de place sur soit pour les ranger. Il faudra donc soit la laisser là, soit vous séparer d'une arme que vous avez déjà afin d’accueillir la nouvelle.

Vous n'avez plus non plus une seule tenue mais différents habits que vous pourrez améliorer au fil du jeu afin d'augmenter leur défense.


On notera aussi la quasi absence de chargements dans le jeu, ce qui fait quand même bien plaisir. Les seuls chargements du jeu s'effectuent lorsque vous accédez à un sanctuaire où quand vous en sortez, ainsi que quand vous vous téléportez sur la carte. Pour le reste, au revoir le chargement quand vous rentrez dans un village et au revoir l'écran noir quand vous rentrez dans une maison. Cela m'a d'ailleurs bien surpris la première fois que je suis rentré dans une maison au village Cocorico car j'ai machinalement posé la manette quelques secondes, histoire de regarder un truc sur mon portable le temps que le jeu charge, sauf que je me suis vite rendu compte que quand la porte s'ouvre, et bien, nous y sommes. C'est tout bête à dire car ça parait évident, mais ce réflexe de poser la manette dont je n'avais même pas conscience prouve que les chargements font bel et bien parti de Zelda, et il m'est arrivé encore quelques fois après de m'attendre à un chargement et de me rendre compte que j'attendais en fait pour rien.
Nous pouvons donc traverser la carte d'un bout à l'autre, visiter tous les villages et toutes les maisons sans qu'un seul chargement soit nécessaire.
Si cela reste une belle performance pour un Zelda, notamment vu la grandeur de la carte, il ne sera malheureusement par rare (je parle pour la version Wii U en tout cas, car c'est à celle-ci que j'ai joué) de voir les décors apparaître petit à petit, tel un vieux jeu PS2.
Alors ce ne sera pas aussi flagrant, ni aussi désagréable finalement, mais le jeu a parfois ce défaut là. On notera également quelques lags, pas forcément bien méchants, mais néanmoins présents. Cela peut arriver juste en vous baladant, sans doute en fonction du décor et de ce que le jeu doit afficher, mais aussi et très souvent lors de combats avec des moblins.
Pas d'autres ennemis, juste les moblins. Le jeu freeze limite quand vous les frappez ou quand ils meurent, allez savoir pourquoi.


Au final, si cela se remarque, ça n'entache pas vraiment l'expérience du jeu pour autant, et il est tout de même plaisant d'explorer ce monde sans avoir de fondu lorsque vous passez d'une zone à l'autre.

 

 

Si le jeu apporte plus de nouveautés que jamais, il fait en revanche l'impasse sur des procédés que nous sommes habitués à retrouver dans chaque Zelda, et qui manquent un peu ici.
Pour commencer par le plus important : Les donjons.
Les donjons tel nous les connaissions n'existent plus et laissent place à des "sanctuaires", sortes de mini-donjons disséminés un peu partout en Hyrule.
Il en existe plus de 100, et sont regroupés en 3 catégories. Les premiers sont des salles d'énigmes telles qu'on peut en trouver dans un donjon à l'ancienne. C'est un peu comme si on découpait un donjon d'un ancien Zelda, et qu'on en faisant 5 ou 6 sanctuaires. Les énigmes sont rarement aussi ardues que peuvent l'être celles d'un temple, mais vu le nombre présent, vous avez tout de même de quoi faire. La deuxième catégorie de sanctuaires ne proposent pas d'énigmes, mais des épreuves de forces, pouvant aller de facile à extrême.
Enfin, la dernière consiste à trouver le sanctuaire en question, ce qui peut parfois s'avérer plus compliqué que les salles à énigmes qui les composent.
Certains sanctuaires sont bien cachés, quand vous devrez parfois même effectuer différentes actions ou résoudre des énigmes à travers Hyrule afin de les faire apparaître, sans quoi vous ne pourrez pas y accéder. Ces sanctuaires cachés ne vous proposent en général ni énigmes ni épreuves de force, "l'épreuve" en soit étant d'avoir trouvé le sanctuaire. Il suffit donc de le trouver ou le débloquer et y rentrer pour le finir.
Chaque sanctuaire fini vous permet d'obtenir un "emblème du triomphe", que vous pourrez échanger au bout de 4 emblèmes récoltés contre un cœur supplémentaire ou un peu plus d'endurance.

Si on peut penser que le nombre de sanctuaires est largement suffisant pour compenser l'absence de donjons (je suis à 90h de jeu, j'ai fini l'histoire principale et je ne suis qu'à 85 sanctuaires, alors que j'ai pourtant bien vadrouillé et il m'en manque plus de 30), ce n'est pas tout à fait vrai, puisque je trouve que les énigmes ne sont pas assez variés ni suffisamment difficiles. Rare sont les sanctuaires où je suis resté bloqué ou qui ont mis mes méninges à rude épreuve. Après, comme je l'ai dit, il m'en manque encore 30, mais sur 85, la plupart des sanctuaires se font assez rapidement, et il est assez facile de deviner dès le début ce qu'il faut faire, ce qui est tout de même dommage.
Il existe en réalité 4 "donjons" si on peut appeler ça comme ça dans le jeu, qui se rapprochent davantage de ce qu'on a pu connaitre par le passé. Quitte à avoir seulement 4 "vrais" donjons, ce serait dommage de les rater non ?
Et bien même remarque que pour les sanctuaires. A part le fait qu'ils soient vraiment cool autant dans leur approche (et littéralement) que dans leur aspect, je n'ai vraiment galéré que sur un seul, quand j'ai carrément expédié deux d'entres eux.
C'est donc bien dommage, et on ne se perdra jamais plusieurs heures à tourner en rond et à réfléchir dans ce jeu, même si cela peut sembler assez insignifiant face à la tonne de chose à faire à côté.
Pour revenir sur les sanctuaires, ce sentiment est d'autant plus frustrant quand bon nombre d'entre eux sont des épreuves de force. En plus d'être identiques à chaque fois, elles deviennent vite trop redondantes, et déjà que les énigmes ne sont pas des plus folles, il aurait été préférable d'en avoir de nouvelles. Après, j'ai une liste d'au moins 10 sanctuaires à faire apparaître pour lesquels je vais devoir résoudre des énigmes grandeur nature (et il y a sans doute des quêtes que je n'ai même pas encore débloquées), donc il y a quand même de quoi faire, mais, et ça semble fou de dire ça, même avec plus d'une centaine de sanctuaires il y a un gout de trop peu quand on veut des donjons à la Zelda.

Un autre point qui a été relevé un peu partout est celui de la musique. Zelda, c'est, au même titre que sa légende et ses personnages, des musiques, toutes plus réussies les unes que les autres.

Et bien il n'y a dans ce jeu que très peu de musiques marquantes, puisqu'il y a tout simplement très peu de musique tout court. Seul quelques villages se voient attribuer une musique, tels que le village Piaf ou Zora qui reprennent des thèmes déjà connus, quand d'autres nous offrent de nouvelles mélodies, comme le village d'Euzero ou ce bon vieux village Cocorico qui perd sa traditionnelle musique dans cet épisode.
En dehors des villages, pas de musique. L'exploration se fait sous le souffle de la nature et de ses bruits. Le vent dans les arbres, le bruit de l'eau. Celui de la pluie ou des grillons environnants. Quelques notes de piano viennent se rajouter de temps à autre par dessus, donnant une ambiance très épurée. C'est donc un parti pris que de laisser très peu de musique pour mettre davantage en avant la nature et son ambiance. Si c'est tout à fait compréhensible, on regrettera tout de même des thèmes marquants comme on nous y avait habitué jusque là. En revanche, et pour reprendre encore une fois ce qui a déjà été dit, je rejoins l'avis général en ce qui concerne la musique du château d'Hyrule. Il n'y en a peut-être pas beaucoup, mais celle-ci est particulièrement réussi.
Si la musique est donc assez effacé, il est aussi dommage de ne pas retrouver de rapport à un instrument, comme c'est souvent le cas dans un Zelda. Que ce soit l'ocarina de OOT, la baguette du vent de TWW ou la lyre de Skyward Sword, la licence nous a habitué à avoir un instrument entre les mains dont nous nous servons régulièrement. Ici, en plus de l'absence globale de musique, nous n'avons donc rien sur quoi nous reposer à défaut. Il y a quand même des thèmes spécifiques à certains ennemis et à certains lieux mais cela reste très anecdotique. 

Le jeu a donc préféré mettre en avant une ambiance plutôt que de nous mettre un thème d'une plaine d'Hyrule qui nous aurait cassé les oreilles au bout de plusieures heures d'exploration.

Pour finir, quelques mot sur l'histoire générale. Comme je le disais au début je ne vous parlerai pas du scénario, mais je me répète une dernière fois en soulevant l'ingéniosité de pouvoir y jouer dans l'ordre souhaité sans que cela vienne poser de problème. Le jeu fait en sorte que toutes les quêtes principales soient faisable, peu importe votre progression.
Le seul problème qui se pose vient du fait qu'avec autant de choses à faire dans ce jeu, l'histoire parait finalement très courte. Pour cause, ayant enfin fini l'histoire après 90h de jeu, cela faisait peut-être 30h que je n'avais pas fait un seul chapitre du scénario. De plus, n'étant qu'à 29% du jeu (c'est dire le nombre de choses à faire quand on sait que j'ai terminé l'histoire, fini plus de 85 sanctuaires, trouvé plus d'une centaine de noix korogu et fait un certain nombre de quêtes annexes), je suis loin d'en avoir fini avec lui. Il est donc possible que dans une cinquantaine d'heures de jeu, l'histoire me paraisse définitivement bien loin, et ne représente même pas la moitié de mon temps de jeu total. Au final, l'histoire parait presque anecdotique tant on aura passé plus de temps à se promener et faire des missions secondaires qu'à jouer à l'histoire principale.

 

 

A noter que plusieurs DLC sont prévus pour cette année, le tout rentrant dans un Season Pass que vous pouvez commander dès maintenant. Si j'ai pesté lors de l'annonce car un DLC annoncé alors que je le jeu n'est pas encore sorti ou vient juste de sortir me semble toujours du foutage du gueule, je reviens un peu sur ma réaction.
Il faut dire que vu l'immensité de la carte, il est compréhensible d'avoir de nouvelles missions afin de l'exploiter un maximum. Cela me semble même être une bonne idée, notamment pour la raison cité plus haut.


Un premier DLC sortira donc cet été et contiendra un mode difficile, ainsi que le "Trial of the Sword", une série d'épreuves consistant à combattre différentes ennemis dans 45 salles afin d'augmenter le pouvoir de l'épée de légende. A noter aussi la présence de nouveaux costumes et pièces d'équipement, tels que le masque de Majora ou un masque Korogu permettant de localiser les très nombreuses noix du jeu à la manière du radar avec les sanctuaires, ce qui peut s'avérer bien pratique quand on sait qu'il y en a 900.
Enfin, la carte se verra doter d'une nouvelle fonctionnalité qui retrace vos pas sur la carte afin de savoir où vous avez été ou non. Pratique aussi, elle prendra déjà en compte votre avancée depuis le début du jeu.

Quant au DLC qui sortira cet hiver, il proposera carrément une nouvelle histoire, un nouveau donjon et des challenges supplémentaires.

Après la révolution qu'était Ocarina of Time en son temps avec son scénario et son univers remarquables ainsi qu'en apportant la 3D pour la première fois dans la saga puis la surprise qu'était The Wind Waker, son style bien à lui et son exploration qui semblait déjà infinie à l'époque, Breath of the Wild vient compléter cette "trilogie" des épisodes marquants en nous offrant la dernière vraie révolution de la licence, entre monde ouvert, map gigantesque et avancée non linéaire, le tout se mélangeant parfaitement pour donner un jeu plus que réussi.
Nul doute qu'en ayant ajouté et changé bon nombre de choses, les fans de Zelda en regretteront quelques unes passées à la trappe, mais pour un premier essai de ce style, le pari reste relevé haut la main.
A voir ce que nous réserve Nintendo pour les prochains opus, mais en attendant ceux-ci, il nous reste encore bien des recoins d'Hyrule à visiter, et ce pour de longues heures encore.


05/04/2017
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The Shins - Heartworms

Peu de choses ont réussit à me faire sortir de mon silence ces dernières années. Pour preuve, le dernier article en date est ma critique de Star Wars VII en Décembre 2015. Eh oui.

Et pourtant me revoilà. Peut-être pour la seule fois cette année qui sait, mais me revoilà pour deux raisons :

Déjà parce que j'ai à nouveau un ordinateur (ce qui aide quand même légèrement), et puis surtout pour parler du dernier album de The Shins "Heartworms" sorti le mois dernier.


Et oui, quel autre groupe que lui pouvait me donner envie d'écrire un article ! 
Il y a des groupes comme celui-ci dont on ne parle pas forcément beaucoup, mais qui font parti de vous.

C'est le cas pour moi depuis que j'ai découvert le premier album avec la chanson "New Slang" dans Garden State, comme beaucoup de gens je pense.
Toujours est-il que depuis, j'avais écouté les 3 premiers albums, et avait acheté en 2012 leur nouvel album "Port of Morrow" qui m'avait bien plu, mais que j'avais trouvé un peu différent des anciens, avec, à part peut-être Simple Song ou la fin de l'album, des chansons qui ne se démarquaient pas vraiment les unes des autres.
L'album n'en était pas mauvais pour autant, loin de là, car je l'ai beaucoup apprécié et beaucoup écouté, mais c'était le seul petit point négatif que j'avais pu relever.

En revanche, pour ceux qui ont aimé les premiers albums et qui veulent précisément retrouver ce "je ne sais quoi" (à prononcer avec un accent) qui leur a fait aimer The Shins, ils ne peuvent rêver mieux !

L'album m'a personnellement fait le même effet que quand j'ai découvert le groupe. En fait, il correspond juste parfaitement à mes attentes, et ce du début à la fin. 
Chaque chanson est tellement "The Shins", qu'on ne peut pas être déçu quand on aime déjà le groupe.
Certaines sortent du lot, comme "Half a million", qui est sans doute une des plus énergique et une de celles qui vous donne la pêche (la super pêche!), avec "Name for You".
D'autres, plus calmes ou plus mélancoliques ne sont pas en reste pour autant, telles que "Heartworms" d'où est tiré le nom de l'album, ou "Dead Alive" qui forment 3 de mes chansons préférées de cet album.
On retiendra aussi "Rubber Ballz" ou "Cherry Hearts", mais il faudrait que je m'arrête sur chaque chanson pour vous dire pourquoi elle est bien, quand en vérité ce n'est qu'une question de goût, aussi je vous invite à écouter l'album en entier si vous êtes déjà familier du groupe, ou bien les premières que j'ai cité afin de passer au reste si vous appréciez.

On notera aussi que la chanson "So Now What" qui était sorti en 2014 pour le film "Wish I Was Here" de Zach Braff se retrouve désormais dans cet album.

En bref, si les Shins reviennent à peu près tout les 5 ans, c'est toujours autant un plaisir, et cette fois-ci même un peu plus qu'avec l'album précédent qui restait pourtant un très bon album. C'est pour moi un sans faute, et ça fait plaisir de réellement écouter ce qu'on avait envie d'entendre.

A dans 5 ans, et d'ici là, je vais continuer à m'écouter l'album en boucle pendant encore quelques jours/semaines.





02/04/2017
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[Critique] Star Wars : L'éveil de la Force

30 Octobre 2012 : Disney rachète Lucasfilm et annonce une nouvelle trilogie STAR WARS.

24 Janvier 2013 : J.J Abrams est officiellement annoncé comme le réalisateur de l'épisode VII.

Mai 2014 : Le tournage du film débute.

6 Novembre 2014 : L'épisode VII s'appellera officiellement "The Force Awakens".

  

16 Décembre 2015 : "L'éveil de la force" sort au cinéma en France. 

  

Dans la salle, tout le monde est excité. Une fille a le visage peint en Dark Maul. Tout le monde ne parle que de Star Wars.

Les mecs devant moi peinent à croire qu'ils ne reste plus que quelques minutes après plus de trois ans d'attente.

Les lumières s'éteignent. Le logo LucasFilm apparait. Déjà, l'extase monte. Viens ensuite la traditionnelle accroche : "A long time ago, in a galaxy far far away".

Puis...

 

 

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La salle entière applaudit et découvre, attentif et pour la première fois, le texte indiquant le contexte du film.

 

 

Il va sans dire qu'il va devenir difficile, voir impossible de lire la suite de cette critique sans vous faire spoiler si vous n'avez pas encore vu l'épisode VII.

Aussi vous inviterai-je, dans un premier temps à aller le voir, puis à revenir lire cet article, et également partager votre avis si vous le souhaitez !

 

  

Le contexte de ce Star Wars est particulier. Il fallait rester fidèle à la trilogie d'origine, et ne pas reproduire les mêmes erreurs qu'avec la prélogie. 

Les quelques images et bandes-annonces diffusées par Disney laissaient penser que c'est parfaitement ce qui se profilait.

Alors qu'en est-il au final ?

 

Pour être fidèle, il l'est. Mais ne le serait-il pas un peu trop ?

 

A vouloir éviter la prise de risque et trop coller à l'histoire d'origine, l'épisode VII devient une sorte de "Un nouvel espoir" bis, avec une flopée d'éléments que l'on retrouve dans les deux.

Le film se situe au final, si on exagère un peu (mais pas tant que ça) entre la suite et le remake.

 

L'histoire est simple, et pratiquement identique à l'épisode IV.

 

Après la chute de l'Empire, une nouvelle organisation armée poursuit son oeuvre, dirigé par le leader suprême Snoke, (le nouveau palpatine en gros) et Kylo Ren, son subordonné (le nouveau Dark Vador).
En conséquence, la Résistance existe toujours, et est menée par l'ex Princesse Leia, désormais Générale.
Le 1er Ordre est établit sur Starkiller, une planète reconverti en arme massive, mais, qui comme toute base intelligemment construite, a un point faible qui permet de tout faire péter. Sans doute une obligation dans le cahier des charges des architectes à cette époque. 
Notons également que le film débute avec le meilleur pilote de la résistance, qui, envoyée par la désormais Générale Organa (sans doute parce qu'elle l'avait déjà fait près de 40 ans plus tôt) cache des plans d'une grande importance dans un petit droïde rigolo, qui s'enfuit avec. Convoité par le Premier Ordre, celui-ci se met alors à la recherche du Droïde.

 Ça vous dit quelque chose ? C'est normal.

 

On pourra également relever la scène de la cantina, qui a sans doute voulu jouer sur la nostalgie et montrer la fidélité à l'univers de base. M'enfin, déjà, on commence le film sur une planète identique à Tatooine, et il n'y a bien que le nom qui les différencie, et je râle peut-être pour rien, mais la cantina vient rajouter une dose de "copier/coller" par dessus tout ça.

 

 

Malgré tout, le film reste étonnamment réussi. Alors certes, la note n'est pas parfaite au vu de tous les points cités ci-dessus, mais si on les met légèrement de côté, on reprend le plaisir que l'on a quand on regarde un Star Wars.

Sans être totalement déconcertant au début, le film commence avec des personnages que nous ne connaissons pas encore. On aura donc un peu de mal, quand bien même on sait que l'on regarde un Star Wars, à se mettre tout de suite dedans. Mais cela ne dure pas bien longtemps, et le temps d'apprendre à les connaître et à les apprécier, d'anciens personnages faisant leur apparition, et surtout, les batailles spectaculaires au sol comme en l'air nous font réaliser d'un coup "Bon Dieu, c'est bien Star Wars que je regarde !"

 

Vas-y Chewie, fais péter l'hyperdrive !

 

Le film est visuellement très réussi, les batailles entre le 1er ordre et les résistants sont très prenantes et assez époustouflantes. Néanmoins, pas de bataille de sabre aussi mémorables qu'ont pu l'être celles de la prélogie. On aura deux combats au sabre en gros, dont un avec Finn, qui, malgré le fait qu'il n'a toujours tiré qu'au blaster arrive quand même à tenir tête à Kylo Ren. Une aberration pour certains, et même si je suis assez d'accord sur ce point, ça ne m'a pas gêné plus que ça. Il se débrouille, mais se fait quand même mettre au tapis, ce qui reste donc crédible. Après, oui, il aurait du se faire laminer dès le début, mais bon, c'est pas notre héros pour rien !

 

Quant à Rey, ce que j'ai beaucoup entendu autour de moi est la vitesse à laquelle elle acquiert la Force. En effet, elle passe d'un stade où elle ne connait rien de tout ça et pense même à une légende, à un autre stade où elle la contrôle aussi bien, voir mieux que Kylo Ren, qui semblait pourtant bien puissant.

Ma foi, un autre point auquel je ne peux que concéder. Je ne l'avais pas remarqué pendant le film, mais il est vrai que son évolution est quand même légèrement abusé. Même Anakin, dont le taux de midi-chloriens était le plus élevé jamais vu (et peut-être même conçu par eux !!) n'a pas progressé aussi vite. Après, on peut se dire que la Force ayant toujours sommeillé en elle, elle en récupère la totalité de ses pouvoirs lorsqu'elle se réveille. Encore une fois, c'est quelque chose qui ne m'a pas choqué et qui ne me dérange pas vraiment au final.

 

Ces deux derniers points ne font donc pas parti de la liste des défauts pour moi, même si je comprends qu'ils peuvent l'être pour d'autres.

 

 

Enfin, ce qui m'a dérangé, ou plutôt manqué, c'est ce qui se passe avant tout ça.

Parce que le film commence, et on se rend compte que rien n'a changé. On devrait se dire que les méchants ont perdu et que la rébellion a donc cessé d'exister.

Mais non, les deux sont toujours là, et sont EXACTEMENT les mêmes. Une armée de Stormtrooper dirigées par un ancien chevalier Jedi (en devenir dans le cas présent) qui a sombré du côté obscur et qui reçoit ses ordres du grand leadeur suprême. Et du coup, on est toujours autant dans un copier/coller de ce qui a déjà été fait.

 

Je suppose qu'on démarre directement dans l'action pour éviter un film remplies de longueurs à "La Menace Fantôme" qui nous aurait montré comment tout a rebasculé, mais je trouve que ça aurait quand même été intéressant de le voir si ça avait été bien fait. Mais je me doute aussi que si ça n'a pas été fait, c'est pour ne pas empiéter sur la suite et fin de la trilogie, et il était peut-être nécessaire de ne pas commencer l'histoire avant pour ne pas perdre trop de temps.

 

 Quoi ? Q'est-ce que tu dis BB-8 ?!

 

Au final, le film reste très bon à regarder, et on regrettera juste un manque de prise de risque, et une histoire beaucoup trop proche de celle d'origine, nous obligeant à suivre quasiment la même trame que celle de l'épisode IV. Si je fais confiance à l'équipe pour les prochains films, je la met aussi en garde, car si il n'y a pas à s'inquiéter en matière d'univers, on ne peut pas en dire autant en terme de scénario. Alors par pitié, pas de quatrième Etoile Noire, Etoile de la mort, StarKiller ou comme vous voulez, parce que là ça fait 3 fois, et si ce n'est pas déjà la fois de trop, une autre décrédibiliserait toute la trilogie.

 

En espérant ne pas avoir un Episode VIII : Le Premier Ordre contre-attaque, car si "L'éveil de la Force" s'était appelé "Un nouvel espoir", il n'y aurait rien eu de choquant.

De plus, "Le Retour du Jedi" est un titre qui pourrait très bien coller au prochain épisode au vu de la fin de de l'épisode VII.


18/12/2015
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