Le blog dAdrien

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The Lone Ranger, ou le Ranger des Caraïbes

Avec The Lone Ranger, Gore Verbinski signe sa cinquième collaboration avec Johnny Depp. Celle de trop ?

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Gore Verbinksi commence à faire de la concurrence à Tim Burton pour ses collaborations avec Johnny Depp ! Et en plus, il lui pique même sa femme !
Après les 3 Pirates des Caraïbes et Rango, voici un mélange des deux, un western non pas en animation, avec une grande influence de la trilogie.

The Lone Ranger raconte l'histoire d'un religieux, contre les armes et la violence, qui va, après l'assaut d'une bande de bandits de grands chemins, vouloir se venger, chose qu'il fera à l'aide d'un indien et d'un cheval blanc qui semble vouloir s'occuper de lui.

Bon, là c'est un très gros résumé, la preuve, ça tient sur 3 lignes.
Le fait est que The Lone Ranger a quelques points positifs. Mais ce n'est rien face à la horde de points négatifs qui lui font face.
Le film s'ouvre sur le générique de Disney, dont j'avais oublié qu'il était le producteur. Et plus le film avance, plus il nous rappelle que c'est en effet du Disney et que les attentes que je m'étais faites étaient peut-être un peu trop poussées.

Si le film à l'air plutôt attirant, il rassemble tout du film familial à mon grand désespoir. Il commence dans une scène où un enfant s'intéresse au passé d'un indien, et c'est ainsi que la narration de l'histoire se fera tout au long du film, alternant scènes du passé et courtes scènes où l'enfant réagi à ce qu'on lui raconte. Forcément, l'enfant est à fond dans ce qu'on lui dit, et super ému, pour que l'enfant qui regarde le film le soit aussi. Quant à nous, on a juste envie que l'histoire reprenne.
Et voilà qu'elle commence, et plutôt bien même, dans un train, qui se fait attaquer. Tonto (Johnny Depp) se trouve à bord de ce train, et va devoir collaborer avec le futur Ranger qu'est John Reid afin de combattre les ennemis et finalement se sauver du train qui déraille dans une scène assez remarquable qui nous rappelle le gout du réalisateur pour le grandiose. Ni une ni deux, il ne faut pas plus de 5 minutes à Johnny Depp pour se retrouver accroché au bout d'une chaîne, volant autour d'un grand poto, dégommant ses ennemis au passage, afin de réatterir bien droit sur ses pieds. On soupçonne Jack Sparrow d'avoir changé son maquillage.
Cette scène, qui nous rappelle donc Pirate des Caraïbes est fort sympathique, et nous fait nous attendre à un Pirate des Caraïbes au Far West, ce qui peut-être tout à fait agréable, même si ça n'innove pas beaucoup pour le réalisateur.
Mais au lieu de ça, ce qui aurait pu être la meilleur solution, une première scène cul-cul arrive, remplis de dialogues clichés, qui en sont presque drôles au bout d'un moment.
Mais ce n'est malheureusement pas la seule, et c'est là le plus grand défaut du film, qui en arrive à en faire une sombre daube.

Certaines phrases sont tellement attendues que je me suis plusieurs fois surpris à rigoler tellement les dialogues sont pathétiques, et ce, du début jusqu'à la fin.
En dehors de ça, j'ai juste retenu la première et la dernière scène d'action, les deux se déroulant dans un train, et étant les seuls points marquants de ce film.

J'ai parlé de la collaboration de trop avec Johnny Depp au début de l'article. Ce n'est pas qu'il soit mauvais en soit dans ce film. C'est juste qu'il est comme d'habitude. C'est Jack Sparrow habillé en indien. Cela fait bien longtemps qu'il est difficile pour Johnny Depp ne pas jouer ce même personnage, avec les mêmes mimiques. C'est encore une fois le cas ici, et le fait que ce soit Gore Verbinski qui réalise le force à refaire les mêmes cascades, ce qui n'est pas forcément pour déplaire (à moi en tout cas, vous connaissez tous mon admiration pour ce Capitaine Jack et ses cabrioles) mais qui n'innove pas du tout, et qui surtout ne sépare pas les deux univers qui sont pourtant différents. Johnny Depp joue un indien plutôt réservé, mais pas du tout touchant, alors que je pense qu'il aurait du l'être, et cela est fort dommage, puisque c'est bien le personnage le plus charismatique tant le personnage principale, à savoir le Ranger ne l'est pas.

Véritable fiotte, ce n'est qu'en dernier recours qu'il décide de prendre les armes, mais pendant tout ce temps où il est The Lone Ranger, il n'est absolument pas digne de son titre et de ce qu'il est sensé accomplir. L'indien Tonto est d'ailleurs d'accord avec ça mais va quand même l'aider à accomplir sa quête. Et c'est fort dommage, car à première vue, on pouvait s'attendre à une belle équipe : On peut penser au début du film qu'un évènement tragique va forcer cet homme droit et qui clame la paix à sombrer et devenir The Lone Ranger, une sorte de chevalier noir du Far West.

Sauf que c'est du Disney. Du coup, il y a bien un évènement tragique, c'est bien suite à cela qu'il devient The Lone Ranger, sauf que The Lone Ranger, bah il est parfaitement ridicule, et tout autant naze qu'il était avant. Seul Tonto reste fidèle à lui-même, ou à Jack Sparrow, ou à Johnny Depp on sait plus.
Pour ce qui est de Helena Bonham Carter, je ne sais pas pourquoi elle apparait sur l'affiche avec Johnny Depp et Armie Hammer, puisqu'on doit la voir peut-être 10 minutes en tout dans le film. Verbinksy aurait-il voulu attirer un certain public des films de Burton ?

Enfin bref, entre un personnage appréciable mais revu et un autre qu'on a envie de baffer, il est difficile de s'attacher à ces derniers. De plus, si le film a quelques bonnes scènes d'actions, comme celle du début et de fin notamment comme je l'ai dit (qui ne sont pas extraordinaires non plus pour autant), les phrases et scènes clichés remplissent tellement le film qu'il en devient à la fois drôle et pitoyable.
C'est donc bien dommage, car quand on voit l'image ci-dessous, on se dit que le film avait un potentiel pour avoir des personnages classes et un film dont on ne se moquera pas à la sortie.


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10/08/2013
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