Le blog dAdrien

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Daft Punk : Random Access Memories

Après l'album des Strokes, je m'attaque à un album sorti plus récemment, puisque cette semaine, du moins sur Internet, à savoir Random Access Memories, le dernier album des Daft Punk !


Prévu ininitialement pour le 21 Mai, l'album a été victime de fuites sur internet en début de semaine, pour le plus grand bonheur de tous les fans qui ont alors pu écouter l'album plus tôt que prévu. Ce dernier n'est en revanche toujours pas disponible dans les magasins mais ne devrait pas tarder à l'être.

Alors qu'en est-il de cet album tant attendu ?

En effet, à l'instar de l'écart entre First Impression of Earth et Angles dont je parlais dans l'article des Strokes, les Daft Punk aussi ont mis du temps à revenir puisque leur dernier album, Human After All datait de 2005, soit un écart de 8 ans avec le nouveau.

Et le groupe n'a pas lésiné sur la publicité pour son retour, car personne n'a pu passer à travers le teaser de Get Lucky, le nouveau single du groupe, avant sa sortie.

Le groupe avait en effet diffusé un teaser de 15 secondes avec un court extrait du single, ce qui avait suffit pour faire parler de lui, car tout le monde s'est enflammé sur ce son « funk » qui marquait le retour des Daft Punk.

Puis un extrait du clip avec Pharrel Williams, qui montrait que les deux membres du groupe n'étaient pas revenus seuls et qu'ils se faisaient accompagnés au chant.

Une chanson plus funk, avec un air des vieilles chansons de Michael Jackson à l'époque de Off the Wall, voilà le titre qui allait passer sur toutes les radios et que tout le monde allait bientôt écouter. Le court extrait ne semblait pas assez, et d'après ce qu'on nous disait sur l'album, cela promettait quelque chose d'assez exceptionnel.

Puis Get Lucky est sorti en entier, en version radio, qui est un peu plus courte que la version de l'album mais qui n'enlève pratiquement rien à part deux notes de guitare au début. Et du coup, on avait tellement entendu l'extrait, qu'on connaissait la chanson par coeur. Parce qu'au final, Get Lucky, c'est l'extrait qu'on nous avait dévoilé, mais étiré sur 4 minutes. Bon extrait certes, mais du coup, vu que tout avait été misé là-dessus, on en aurait bien attendu un peu plus pour la chanson.
Mais ce n'est pas si grave que ça, puisqu'au final, Get Lucky reste une chanson très agréable à écouter qu'on hésitera pas à la remettre en boucle à condition de ne pas trop la connaître déjà par coeur, ce qui s'avère compliqué.

Mais qu'en est-il du reste de l'album ?

Pharrel Williams n'est pas le seul invité de l'album, même si il revient sur une autre chanson, car on peut noter la venue de Julian Casablancas, le chanteur des Strokes ainsi que différents autres artistes qui m'étaient en revanche inconnus jusque là.


L'album commence avec « Give Life Back to Music », où retrouve Nile Rodgers, le guitariste de Get Lucky. La chanson sonne bien Daft Punk, puisque les voix sont éléctroniques, mais on remarque néanmoins directement le côté plus funk auquel nous a habitué Get Lucky et nous retrouvons alors le style avec plaisir.


La deuxième chanson est beaucoup plus calme et même assez chiante en réalité, toujours accompagné de voix éléctroniques. On passera vite ce titre sans vraiment y revenir, car elle ne fait pas parti des chansons de l'album qui marquent et on l'oubliera finalement assez vite pour se concentrer sur les suivantes.


En effet, la troisième chanson commence avec une interview de Gorgio Moroder, qui est apparemment un compositeur italien (merci Wikipedia). L'interview se voit peu à peu accompagner de musique jusqu'à ce qu'au bout de presque deux minutes, le morceau commence vraiment. Et on a alors le droit au même son éléctronique pendant 9 minutes. Mais pourtant, ce sont neuf minutes dont on ne passera pas une seconde. Gorgio by Moroder, comme s'appelle le titre, fait parti de ceux qui sont plus que répétitifs, mais qu'on ne se lassent pas d'écouter pour autant, un peu comme Aerodynamic, dont j'aimerais que le morceau dure des heures.

Alors je ne sais pas si certains parleront de simplicité, parce que c'est vrai que l'on pourrait, le morceau n'est pas si recherché que ça, on n'a juste trouvé un son répétitif plutôt cool qu'on nous balance pendant tout le morceau. Mais quand c'est Daft Punk, bah ça le fait. Parce que le morceau est entrecoupé d'un autre moment d'interview ainsi que d'un intermède un peu plus calme avant de repartir sur la musique pour qu'au fur et à mesure du morceau, elle envoie de plus en plus, jusqu'à la fin où elle pète carrément, et ou en a même envie de la réécouter quand c'est fini, quand bien même ça fait 9 minutes qu'on écoute la même chose.


Le 4ème morceau commence avec du piano et le retour à Daft Punk qui nous a marqué sur le titre précédent s'envole totalement ici pour nous transporter sur quelque chose de totalement différent, qui fera même que l'on n'a pas l'impression d'écouter le groupe. La chanson est une sorte de ballade toujours chanté par les voix éléctroniques des Daft Punk. Très calme du début jusqu'à la fin, le titre reste en revanche plus agréable à écouter que le deuxième, mais marque vraiment la frontière de ce nouvel album entre le Daft Punk énergique et celui-ci, beaucoup plus calme et posé, et totalement différent. Ce titre fait parti de ceux qui font que l'écoute de cet album ressemble plus à une compil de différents artistes plutôt qu'un album du groupe. J'y reviendrai après.


La 5ème chanson a un invité de marque, puisqu'il s'agit de Julian Casablancas, le chanteur des Strokes ! Les Strokes + Daft Punk, voilà qui promettait !

Le titre commence donc, et les premières notes font tout de suite plus penser aux Strokes qu'à Daft Punk. On remarque directement l'influence et on se demande alors où est le Daft Punk pour le moment. Puis, on se demande également quelle voix va prendre Julian Casablancas, entre celle plus grave des chansons les plus rock des Strokes, ou la plus aigue qu'il a adopté récemment. Et bien, il s'agit de la dernière, en accord avec le changement de style du groupe dernièrement dont je parlais dans mon article sur leur dernier album (ici !).

Sauf que ce n'est pas tout, puisque du début jusqu'à la fin du morceau, c'est une voix audiotunée qui nous est offerte, nous faisant grimacer dès les premières paroles.

Les premiers couplets s'enchainent, et on attend alors le refrain, en espérant qu'il rattrape le niveau de ce qu'on écoute pour l'instant. Mais la voix monte encore plus aigue et encore plus audiotunée, nous faisant à notre tour encore plus grimacer, avant d'enchainer sur le refrain, qui lui est beaucoup plus agréable. Un refrain qu'on pourrait même se repasser en boucle, où l'on peut éventuellement dans une possible éventualité probable reconnaître un peu de Daft Punk. Et jusqu'à la fin du morceau, et bien on se demande où ils sont.

Le titre aurait pu paraître dans le dernier album des Strokes, il aurait été plus à sa place que dans Random Acess Memories. Mais comme certaines chansons de Comedown Machine, à force d'écouter Instant Crush, la voix audiotunée ne semble plus si insupportable que ça, et on se surprend même à apprécier, notamment quand elle monte encore, et le refrain devient quant à lui encore plus appréciable. Quelques notes d'un court solo de guitare viennent compléter ce morceau, histoire de renforcer l'influence Strokes.

J'ai d'ailleurs du mal à écouter ce morceau après ceux des Daft Punk car il ne correspond pas très bien au reste de l'album. Du coup, quand je suis en mode Strokes et que j'écoute le dernier album, j'enchaîne plus facilement sur la chanson, à laquelle je me suis maintenant complètement habitué et que j'adore désormais.


Le 6ème titre, « Lose Yourself to Dance » voit le retour de Pharrel Williams au chant sur une chanson qui nous rappelle encore la période Off the Wall de Michael Jackson et qui a plus que jamais une influence années 80, comme tout l'album en fait. J'y reviendrai après également. La chanson n'a rien d'exceptionnel, et les quelques « Come On » des voix des Daft Punk en fond sont ici tout ce qui reste d'eux, le reste de la chanson étant un presque éternel refrain, comme beaucoup de leurs titres. Celui-ci a donc encore une influence « funk » puisque nous avons le même guitariste que sur Get Lucky, et qu'il n'est pas difficile de passer d'une chanson à l'autre. Encore une fois, on voit plus le Pharrel Williams et le guitariste que le Daft Punk. L'effet compil se renforce au fil de l'album, et on a l'impression que c'est les Daft Punk qui font du featuring avec les autres chanteurs et artistes plutôt que l'inverse.


Le 7ème titre, « Touch » commence assez bizarrement, on aurait presque l'impression d'écouter Arte mais en musique. « Arte, le single, bientôt dans les bacs »

Mais la voix de Paul Williams arrive alors dans ce qui semble être une nouvelle ballade.

Mais petit à petit, les quelques effets funk que l'on connait maintenant se rajoutent, jusqu'à arriver à un moment où on à l'impression d'écouter Get Lucky dans une version un peu plus jazzy mais qui donne la pêche, et l'on est alors surpris, autant du fait que ca change du début, que celui du fait que çe ne ressemble toujours pas au groupe. Mais ce moment de bonne humeur s'estompe vite avant de retrouver un rythme plus calme comme au début, agrémenté de violons et de voix qui chantent pour donner au morceau un côté sans doute plus tragique, ou en tout cas plus touchant, d'où peut-être le titre.

Au final, le titre est juste cool pour la partie du milieu assez courte qui donne la pêche.


Le 8ème morceau est Get Lucky. Vous le connaissez donc déjà. Rien ne change de la version radio, à part comme je l'ai dit, quelques notes de guitares au début et les refrains juste prolongés, comme si la chanson n'était pas déjà assez répétitive.


Vient ensuite Beyond, qui commence alors comme une musique de film orchestrale avant d'enchainer sur une suite à nouveau calme et posée, mais où on retrouve cette fois-ci les Daft Punk. Rien de spécial à ajouter pour ce morceau, il est calme, les voix sont celles habituelles du groupe et le titre n'a rien de spécial, et reste identique jusqu'à la fin. C'est donc dommage que les seuls fois où on a vraiment l'impression d'écouter le groupe, les morceaux ne soient pas à la hauteur.


Le 10ème titre, uniquement instrumental, est également calme, n'ayant rien de particulier à signaler lui non plus. On l'écoutera sans beaucoup le remarquer. Il n'est pas dérangeant, mais on ne le remarque pas pour autant. Il est là, mais il ne l'aurait pas été, cela n'aurait rien changé.


Le 11ème titre revient sur cette impression de « C'est Daft Punk que j'écoute ? »

Todd Edwards chante sur ce morceau, et nous offre encore un titre à influence années 80, qui est lui aussi agréable, mais qu'on aurait pas forcément écouté si ça n'avait pas été Daft Punk. L'influence du groupe revient néanmoins après (c'est quand même un peu bizarre de parler d'influence alors que c'est leur album) lors du solo, mais rien de foufou non plus, le titre se laisse écouter, et on pourra même se le repasser, parce qu'il est agréable, mais ne concorde pas vraiment avec ce que l'on attendait du groupe.


L'avant dernière chanson, « Doin' it right » commence avec les voix des Daft Punk avant d'être complétées par celle d'un certain Panda Bear, un chanteur que je ne connaissais pas. C'est donc l'inverse cette fois-ci, Daft Punk est d'abord présent, et on les reconnaît bien, avant de se faire rejoindre par leur invité. On commençait à avoir l'habitude de l'inverse. Ce morceau également est calme, et l'album commence à se finir sans avoir connu de morceau fou ou super énergique comme on aurait pu en attendre. Entre chansons funk ou style années 80 et celles plus calmes, rien ne nous a pour l'instant donner envie de bouger vraiment au son de l'éléctro.

Le dernier morceau va-t-il changer la mise ?


Oui ! Haha, vous avez cru que j'allais dire non comme d'habitude vu que je démonte tout ce que je commente ! C'est donc sur ce treizième et dernier titre, nommé « Contact » que l'on retrouve un Daft Punk énergique, commençant avec des voix avant d'enchaîner sur des accords au son de l'orgue ou d'un instrument semblable pour poursuivre sur des sons qui nous font sentir que le meilleur reste à venir. La batterie arrive alors et devient de plus en plus énergique, mais il faudra arriver à la moitié du morceau pour que ce dernier monte et monte sans jamais s'arrêter. Le titre continue, et on croit qu'il va repartir encore plus fort après s'être arrêté, mais il continue de monter sans jamais s'arrêter et l'on se surprend à adorer ce que l'on écoute, et à se demander jusqu'où est-ce qu'ils iront tant cela semble en fait interminable. (Vous comprendrez sans doute mieux ce que je veux dire quand vous l'aurez écouté) Mais pas interminable dans le mauvais sens, et quand le morceau se calme enfin, alors que l'on aurait pu s'attendre à ce qu'il reparte d'une manière encore plus forte qu'avant, il recommence à monter petit à petit pour finir sur un son saturé et quelques sons électroniques pas bien distincts.

Nous sommes alors content de retrouver Daft Punk, et on se prend une petite claque à la fin du morceau, qui nous ferait presque croire que l'album en est la cause, mais au final, c'est juste ce morceau, et cette petite claque, on aurait du la reçevoir à la fin de chaque morceau, histoire d'en reçevoir une grosse à la fin, sur laquelle « Contact » aurait donc grandement participé. On aurait en revanche aimé que le titre reparte de plus belle après avoir autant monté, et il est dommage de retomber et terminer ainsi.


Toutes mes critiques ne sont pas du tout négatives, puisque comme je le dis, j'ai apprécié pratiquement toutes les chansons de l'album, même si certaines sont moins remarquables que d'autres, elles se laissent écouter.
A me lire comme très souvent, on peut avoir l'impression que je n'aime pas ce dont je viens de parler, mais ce n'est pas le cas.

L'album se résume donc ainsi : nous avons l'impression que c'est une compil de différents artistes, sur lesquelles on retrouve deux/trois chansons de Daft Punk.

Autre remarque, si le groupe était en avance sur son temps lors de ses premiers albums, on aurait pu s'attendre à quelque chose de complètement nouveau qui nous aurait surpris à nouveau, mais au contraire, le groupe puise dans les influences des années 80 et sort un album qui a des airs de déjà vu et surtout de déjà entendu, au niveau des chansons avec Pharrel Williams par exemple, mais qui se laisse néanmoins écouter et apprécier, parce que ce sont les chansons les plus énergiques de l'album, et pourtant, elles n'envoient pas non plus des masses.

Le reste de l'album est donc beaucoup plus calme et plus posé, il se laisse lui aussi écouter, mais on ne reviendra pas forcément sur certains titres, mais s'il n'est pas dérangeant de les écouter, et on privilégiera les titres plus éléctro, qui sont bien trop rare pour un album de Daft Punk, et on se surprendra même à se repasser des vieux titres après l'écoute de l'album histoire de retrouver ce que l'on attendait.








17/05/2013
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