Le blog dAdrien

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American Vandal

Arrivée le 15 Septembre sur Netflix, American Vandal s'était dévoilée par une bande-annonce des plus alléchantes, tellement décalée dans le propos qu'elle tenait et son traitement que j'avais d'abord cru à une parodie. Et quand j'ai vu que la série était finalement bel et bien disponible, je me suis empressé de la regarder. Et j'ai kiffé.  

 

 

Composée de 8 épisodes de plus ou moins 30 minutes, la série parle de l’affaire Dylan Maxwell, une affaire fictionnelle qui raconte l’histoire d’un lycée dans lequel 27 voitures de profs ont été vandalisées avec un pénis tagué sur chacune d’entre elle. Naturellement, tous les regards se portent sur Dylan Maxwell, l’élève perturbateur par excellence, qui est notamment connu pour sa passion avérée à dessiner des bites ici et là si bien qu’il est accusé du délit, alors qu’il se clame innocent.
Deux élèves décident donc de mener leur propre enquête et de réaliser un documentaire sur cette affaire, et c’est précisément ce documentaire que nous suivons au fil des épisodes.
Ce n'est donc pas une série sur le documentaire, mais c’est bien le documentaire lui-même qui constitue en fait la série.

Donc déjà, une série sur un mec qui dessine des bites, de base j’ai envie de dire oui. Quand bien même la série serait ratée, j’approuve ne serait-ce que pour le principe.
Parce qu’il faut quand même saluer l’audace du mec qui à été proposée à Netflix un docufiction des plus sérieux sur une affaire de zboub !
Et c’est là que ça peut paraître surprenant, mais la série n’est pas drôle. Ou du moins pas comme on l’entend :


Le documentaire est réalisé de façon très sérieuse et consciencieuse par les deux élèves qui veulent à tout prix découvrir la vérité, si bien que l’on se prend nous aussi à suivre leur raisonnement, leurs découvertes et qu’on veut tout autant qu’eux connaître le fin mot de l’histoire.
La série n'est donc pas une comédie et traite le sujet très sérieusement, mais c’est ça qui la rend drôle en fin de compte. En la regardant, je me suis surpris à plusieurs reprises à prendre du recul sur ce que je regardais pour me rendre compte à quel point c'était n'importe quoi et je me mettais à rire tout seul.

 

Elle reprend tous les codes des documentaires d’enquête et si on aurait pu croire que le sujet allait vite s’essouffler une fois le début entamé, il n'en est rien :
Déjà parce que je suis beaucoup trop friand du sujet décalé et la manière dont c'est traité sérieusement,  mais aussi car l’enquête est suffisamment bien menée pour qu’on aie envie de savoir qui a dessiné ces bites. Et encore une fois, c’est là où la série est vraiment drôle sans l'être, parce que… c'est ridicule quand on y réfléchi.

 


Néanmoins, ce serait mentir que de dire qu’elle n’est jamais drôle en soit, car quelques éléments viennent nous faire rire ici et là.

D’une part, le personnage principal est la caricature du sportif un peu con et il faut avouer qu'il est plutôt marrant malgré lui. Et c’est là aussi où c’est réussi, car l'intrigue se déroulant dans un lycée, il était facile de tomber dans le piège de la caricature. Finalement, bien qu'on ait le droit à un peu tous les profils types, on n'y tombe jamais, ou en tout cas, ce n'est jamais lourd. Un bon point à relever donc.
D'autres parts, divers éléments viendront faire sourire, comme le prof d’histoire par exemple, qui est peut-être le seul personnage un peu exagéré, mais qui est néanmoins très drôle, ou le fait de voir les jeunes utiliser snapchat, instagram ou des memes : des références plutôt jeunes en somme, qu’on utilise tous les jours mais qu’on a pas forcément l’habitude de voir à la télévision.
Il est donc très facile de rentrer dans l’univers de la série, qui s’adressera notamment aux jeunes ayant la vingtaine, ou en tout cas à la génération Y de manière générale.

 

American Vandal au final, c’est sûrement la série que j’attendais depuis le plus longtemps :
Pas dans le sens où c’est spécifiquement cette série que j’attendais, mais dans le sens où ça fait des années que j’attendais de voir une série comme ça à la télévision.
C'est en tout cas ce que je me suis dit en la regardant :
C’est mon humour, mêlé à une façon de le traiter que je trouve génial. Ça part sur un humour vulgaire, mais c’est fait subtilement, c’est bien fait, ça tombe pas dans la caricature, c’est une très bonne parodie des documentaires d’enquête qui prouve qu’il est facile d’en faire avec vraiment n’importe quoi, c’est bien traité, et ce jusqu’à la fin.

Si il est peu probable qu'il y ait une saison 2, il serait néanmoins intéressant de voir d'autres histoires décalées, voir la même, mais dans des exercices de style différents.
En attendant, voici la bande-annonce pour ceux qui ne l'ont pas vu, et pour ceux que ça intéresse, la série est disponible en intégralité sur Netflix.

 



30/09/2017
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